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Calixthe Beyala: « La place de Christelle Fianga est dans un centre de rééducation et non en prison »

La place de Christelle Fianga est dans un centre de rééducation et non en prison

Il me semble que j’avais dénoncé le phénomène des influenceuses arguant qu’elles seront forcément imitées par nos jeunesses à perte de sens.
Et j’avais raison.
Quand certaines prétendent qu’elles gagnent 150 millions par mois, ce qui est absurde, Qu’elles prétendent n’acheter que des sacs à mains à millions, Qu’elles prétendent ne descendre que dans des hôtels de luxe, Qu’elles prétendent payer des écoles à leurs enfants à dix millions par mois, Qu’elles prétendent ne s’habiller que chez Channel, Qu’elles ne prétendent ne boire que du Champagne….

Toutes ces prétentions fausses sont autant d’incitation à la pros-ti-tu-tion d’autant qu’elles n’ont aucun métier connu et reconnu. Certaines prétendent faire des affaires et tout le monde constate que c’est faux ou encore s’improvisent des intellectuelles, ce qui est une folie.
Alors des jeunes Christelle Fianga les imitent ; elles croient qu’elles sont les modèles ; qu’il faut les surpasser ce que Christelle a fait. Maladroitement. Honteusement. Mettant sa réputation et son avenir en jeu, ce qui est vrai.
Si le ministère public a joué parfaitement sa partition en stoppant cette dérive, le ministère des affaires sociales et celui de la Femme sont absents.

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La place de Christelle Fianga n’est pas dans une prison, mais dans un centre de rééducation de la jeune femme, afin qu’elle retrouve le chemin des études, la seule fiable, elle qui a déjà son Bac.
Le ministère public doit introduire dans ses attributions  » l’incitation à la pros-ti-tution cette pression qu’exercent nos influenceuses sur notre jeunesse, insidieusement, elles qui sont les partenaires de nos élites locales!

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Peut-être que Fianga n’ayant pas le carnet d’adresse des autres s’est retrouve en taule ? Serait-elle un non name ? En tout état de cause, le ministère de la femme doit jouer son rôle. Et Fianga doit retrouver le chemin de l’université.
Calixthe Beyala

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