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[Activités Financières Illicites] L’ANIF sur la piste de 124 milliards de FCFA!

Ces dossiers ont été transmis par le gendarme des transactions financières au ministère de la Justice en 2020 et portent sur des flux financiers relatifs aux délits de corruption, détournement de fonds publics, escroquerie, faux et usage de faux, trafics divers, financement du terrorisme ou encore escroquerie, nous rapporte nos confrères d’ECOMATIN.

Pour donner chair aux objectifs assignés au département de la justice dans le cadre de la mise en œuvre de la SND 30, les magistrats ont été outillés pendant deux jours à Douala aux techniques de traque du blanchiment d’argent et de lutte contre le terrorisme au travers des flux financiers suspects. Car, la mise en place d’une plateforme de concertation entre tous les acteurs impliqués dans la lutte contre les malversations financières, contenue dans la nouvelle boussole du gouvernement en matière de lutte contre toutes les formes de flux financiers illicites donne au ministère de la Justice les coudées franches en termes de combat et de sanctions.

Selon les experts du ministère de la Justice qui ont organisé le séminaire de sensibilisation des magistrats et officiers sur l’application de la loi sur la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, le blanchiment d’argent constitue une atteinte grave à l’ordre public ainsi qu’à l’intégrité économique de l’État. Aussi la lutte contre le phénomène constitue-t-elle « un maillon de la chaîne de la bonne gouvernance, car elle contribue à améliorer les pratiques financières». « L’initiative Doing Business travaille pour rappeler au secteur de la justice ses contributions à la bonne gouvernance, car elle garantira l’atteinte de l’émergence à l’horizon 2035 », explique Luc Raymond Fabo Onana, magistrat, de 4ème grade, sous-directeur des personnels judiciaires au ministère de la Justice. Qui poursuit : «le blanchiment d’argent est un risque pour la stabilité et la croissance économique du pays».

 

La Stratégie nationale de développement (SDN 30), deuxième phase d’opérationnalisation de la vision 2035, ayant confié à la justice la mission de consolider le pouvoir judiciaire et d’assurer l’accès à une justice équitable pour tous, les autorités ont engagé l’intensification de la lutte contre l’insécurité, la criminalité, le terrorisme, la corruption, les malversations de toutes sortes ainsi que les conflits d’intérêts. C’est ainsi que pour réduire significativement les flux financiers illicites et le trafic d’armes, lutter contre toutes les formes de criminalité, y compris la cybercriminalité, le terrorisme et renforcer la coopération internationale dans ce domaine, la contrebande et la criminalité transfrontalière, 232 dossiers d’opérations suspectes ont été transmis au département de la justice.

«A ce titre, le rapport d’activité 2020 de l’ANIF indique que 232 dossiers ont été transmis aux tribunaux compétents pour les délits de corruption, détournement de fonds publics, escroquerie, faux et usage de faux, trafics divers, financement du terrorisme, escroquerie et autres flux financiers suspects de plus de 124, 197 milliards de Fcfa», révèle le magistrat.

Au regard ces dégâts que causent que causent le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme sur les économies, les institutions internationales telles que la Banque mondiale ou le FMI recommandent la mise en place par les autorités nationales des systèmes nationaux efficaces de lutte contre la prolifération du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme la prolifération par l’allocation de ressources suffisantes aux organes concernés y compris les forces de l’ordre et le pouvoir judiciaire.

 

Ceci « pour veiller à ce que les affaires liées à la lutte contre l’argent le blanchiment et la lutte contre le financement du terrorisme et de la prolifération fassent l’objet d’enquêtes appropriées et poursuivies ».

 

Pour assurer une lutte efficace contre ces deux fléaux, le Cameroun bénéficie d’une batterie d’instruments internationaux, de la coopération avec des institutions internationales et d’un arsenal juridique communautaire et national contraignant qui décourage les criminels. Pendant deux jours à Douala, les participants de sont également informés sur le corpus juridique qui encadre la lutte contre ces deux fléaux au Cameroun.

 

Source: Simon Pierre Mbarga | ECOMATIN 

 

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