INTERNATIONAL

Afrique du Sud: manifestation contre la présence française en Afrique

« France dégage ! », c’était l’un des slogans entendus lors de cette marche du parti des Combattants pour la liberté économique (EFF). Ce parti, qui se définit comme anti-impérialiste et panafricaniste, dénonce la présence française en Afrique, via le franc CFA, les bases militaires et une influence supposée sur les dirigeants africains. Sud-Africains, Congolais, Camerounais, ils étaient tous unis contre la France. Plusieurs centaines de militants du parti se sont réunis pour demander à la France de quitter le continent. Les militants sud-africains ont même été rejoints par des représentants d’Afrique francophone.

Des Maliens étaient aussi présents, comme cette petite délégation vêtue de tee-shirt en hommage au colonel Assimi Goïta. Mohamed Yehia Dicko est le vice-président du Haut Conseil des Maliens de l’extérieur, il explique les raisons de sa présence : « C’est pour montrer aussi au monde entier l’ingérence souvent de la France dans les affaires internes de ses colonies. »

Devant l’ambassade de France, Julius Malema, commandant en chef du parti EFF et organisateur de la marche, exige que l’ambassadeur monte sur scène pour recevoir un mémorandum : « Personne ne va vous frapper. Vous avez tué beaucoup de monde en Afrique. Pourquoi avez-vous peur, aujourd’hui, de sortir et d’affronter des Africains ? Combattants ! Chantons, car nous ne partirons pas ».

Face à la pression, l’ambassadeur de France en Afrique du Sud, Aurélien Lechevallier, a fini par sortir sous escorte et par s’adresser à la foule : « Nous avons nos désaccords, soit. Aujourd’hui, la France est un partenaire de l’Afrique et nous sommes les amis des nations africaines. »

Le parti de l’EFF a formulé huit demandes, comme l’arrêt du français comme langue officielle en Afrique. La France a quatorze jours pour répondre à ces requêtes, sinon le parti de l’EFF va mettre en œuvre un programme « pour affaiblir et contrecarrer la colonisation continue de la France en Afrique. À noter également la présence d’Egountchi Behanzin, venu spécialement de France. Il est le fondateur de la Ligue de défense noire africaine (LDNA), dissoute par le gouvernement français, car considérée comme raciste et appelant à la haine.

 

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