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[Festival ASARO « Un peuple Une tradition »] Le multiculturalisme en partage!

Organisé par l’association des artistes de la région de l’Ouest (ASARO), et la fédération des associations du grand Ouest (FAGO), du 14 au 18 décembre 2021 à Yaoundé, le Festival « Un peuple une nation » a été l’occasion pour les peuplades des communautés camerounaises de se connecter à leurs cultures, montrer leurs savoirs-faire, et égayer, recompenser les tous petits lors de la veille des fêtes de fin d’année.

 

Présidée par Ghislain Kwayeb Mbianda, 4ème adjoint au Maire de la ville de Yaoundé, en compagnie d’une dizaine de chefs traditionnels dont Sa Majesté Ayissi Le Duc, le festival a été riche en couleurs lors de son apothéose le 18 décembre 2021. Entre les parades des tous petits, concours de danses et prestations artistiques, les moments forts de la soirée ont été les divers balais multiculturels des communautés de l’Extrême-Nord, de l’Ouest avec qui les chefs et autorités ont salué avec intelligence et amour. Sous le thème du multiculturalisme comme atout pour l’émergence du Cameroun, le Festival Un peuple une tradition a été un miroir extraordinaire de la richesse culturelle camerounaise.

 

Dans une approche pragmatique usant des théories anthropologiques et sociologiques, Le Multiculturalisme camerounais et sa praxis quotidienne dévoile l’immanence de la pratique multiculturelle au peuple du Cameroun. Il passe en revue les aspects autant conceptuels que pratiques du multiculturalisme d’hier et d’aujourd’hui, pour confirmer que l’appel du Président de la République à l’acceptation de l’autre est un habitus du peuple camerounais. Le respect des lois, le rôle de l’élite, l’éducation et l’instauration d’une veille culturelle garantissent alors la survie de ce système des valeurs favorable au vivre-ensemble.

La diversité linguistique et culturelle du Cameroun apparaît plus que jamais comme une opportunité pour son développement.

 

Qui n’a jamais entendu parler du Cameroun comme d’une « Afrique en miniature » ? En effet, le pays se veut un condensé de toute la diversité que l’on retrouve sur notre continent. Ceci sur les plans géographique, climatique, historique, culturel, linguistique…

Si la Loi fondamentale a consacré l’anglais et le français comme langues officielles, les populations camerounaises ne sont pourtant ni anglaises ni françaises. Car, à côté de ces deux langues héritées de la période coloniale, il existe une multitude d’autres langues utilisées par les populations camerounaises.

Les linguistes parlent pour cela de l’existence d’environ 250 langues dans le pays. A côté du Cameroun, l’on a souvent des pays ne disposant même pas du dixième de ces langues avoir du mal à vivre ensemble.

Mais depuis la fin de la période coloniale, cette diversité linguistique, qui s’accompagne par ailleurs d’une autre sur le plan culturel,

chaque ethnie ou tribu qui parle une langue a ses particularités sur le plan culturel, est pourtant perçue par les Camerounais eux-mêmes comme une source de richesse supplémentaire.

Les diverses langues et cultures se trouvant par ailleurs des points de complémentarité. Depuis lundi, le président de la République, comme il l’avait annoncé lors de son message de fin d’année à ses compatriotes le 31 décembre 2016, a créé par décret, la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme (CNPBM). Il indiquait alors que sa « mission sera de nous proposer des solutions pour maintenir la paix, consolider l’unité de notre pays et renforcer notre volonté et notre pratique quotidienne du vivre ensemble ». Ceci dans le respect de la Constitution et des institutions qui existent dans notre pays. Le multiculturalisme se veut en effet la coexistence de différentes cultures (ethniques, religieuses, etc…) au sein d’un même ensemble qui est le Cameroun. Une pratique qui s’oppose à l’interculturalisme, car les Camerounais, où qu’ils se trouvent ont appris à vivre en harmonie. Nulle communauté n’ayant été appelée à abandonner ses us et coutumes pour adopter celles de la « terre d’accueil ». Bien au contraire, partout où ils vivent sur le territoire national, les Camerounais, en plus de leurs valeurs culturelles d’origine, ont appris à s’adapter à leur environnement. Ce qui constitue incontestablement un atout pour le pays.

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