INTERNATIONALPOLITIQUE

[Diplomatie] La Guinée Équatoriale procède à l’expulsion massive de travailleurs étrangers

Selon plusieurs informations et témoignages qui nous parviennent depuis le 1er Novembre 2021, plusieurs centaines de ressortissants étrangers en situation légale et illégale sont expulsés actuellement vers leurs pays d’origine. Des expulsions récurentes effectuées au gré des besoins économiques ou humeurs de Malabo. Quatre nationalités sont concernées selon diverses sources: Le Cameroun, Le Mali, la Guinée Conakry, et le Gabon. Pour l’heure, aucune réaction officielle des pouvoirs publics équato-guinéens sur les raisons de leurs démarches. Certains travailleurs qui se terrent, craignent que la connexion internet ne soit coupée, et les transactions financières restreintes.

 

Les témoignages nombreux de ressortissants guinéens parvenus à notre rédaction, font état de ce que les travailleurs étrangers en situation légale ou illégale sont arrêtés Manu militari par les forces de police équato-guinéennes, puis emmenés vers les terminaux de l’aéroport international de Malabo. Parfois usant de violence, raconte l’un des témoins et victime, les policiers cassent les maisons sans vergogne pour traquer ces travailleurs dont il estiment ne pas être chez eux. De l’avenue « BEAC » à « GPétrole » en plein coeur de la capitale, c’est le même scénario de violences. De nombreux tenanciers de boutiques n’ont pas ouvert depuis 2 jours, craignant les mêmes représailles. Les contrôles se poursuivent tout comme la traque en zone urbaine et peri-urbaine, dans l’indifférence de la Communauté internationale et des Responsables Diplomatiques Respectifs sensés protéger les intérêts de leurs ressortissants.

 

Depuis les années quatre-vingt-dix, la Guinée Equatoriale est une terre d’immigration pour de nombreux ressortissants d’Afrique subsaharienne.

 

Un mouvement qui s’est accéléré avec le boom pétrolier. Chaque mois, des centaines de migrants africains arrivent par voies légales, pour d’autres clandestinement via des bateaux entiers ou réseaux, attirés par cette mane pétrolière et offres diverses de travaux.

 

En 2012 déjà en rappel, les autorités équato-guinéennes avaient affirmé avoir expulsé 475 travailleurs illégaux originaires d’Afrique centrale et de l’Ouest, au cours de plusieurs semaines. Des expulsions récurentes effectuées au gré des besoins économiques de Malabo et des tensions sociales internes.

Pour Eva Etongue Mayer, chef de division à la Commission des droits de l’homme et des libertés du Cameroun à l’époque précisait, que ces expulsions posent une fois de plus l’épineuse équation immigration et droits de l’homme.

 

« Dans les situations d’expulsion, très souvent nous sommes en face des violations des droits de l’homme, parce que vous avez des gens qui ne se sont pas préparés à rentrer sur leur territoire, ou bien à aller dans un autre pays.

 

Ce sont des gens qui partent souvent sans rien. Ils n’ont pas d’argent, ils n’ont pas d’abri. Et il faut qu’il y ait une réaction urgente, une réaction humanitaire urgente. C’est ça la préoccupation de la Commission ».

 

Avec une production moyenne de plus de 400 000 barils jour, la Guinée Equatoriale, troisième pays producteur de pétrole d’Afrique, reste un eldorado pour de nombreux migrants. Sur les 600 000 habitants que compte le pays, le tiers est originaire de l’étranger.

 

 

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