SOCIETE

[Santé] Comprendre et résoudre l’infertilité par la mise à nue de la sexualité

Un séminaire d’informations et de motivation a été organisé ce 8 Octobre 2021 à Yaoundé par l’organisme associatif DEBOUT. Initié par la Coach, écrivaine et autodictate Agnès Guillemot, sous le thème: « Infertilité, j’arrête de me taire, comment m’écouter ».

L’écoute entre Art et Technique 

L’infertilité n’est pas un problème réservé aux riches pays occidentaux. En Afrique, les taux d’infertilité sont les plus élevés du monde : entre 15 % et 30 % des couples seraient touchés, contre 5 % à 10 % en Europe. Et c’est en Afrique que les traitements sont les plus rares : seul 1 % des 5 millions d’enfants nés par fécondation in vitro depuis la mise au point de la technique sont africains. Une réalité à dégraisser et a élucider selon Agnès Guillemot, qui a été au centre pendant une quinzaine d’années d’expériences personnelles sur la procréation médicalement assistée et l’infertilité.

Le Professeur NTONE, lui même psychologie émérite camerounais s’est apesanti sur deux choses: D’abord l’écoute très importante du soignant envers le soigné pour repérer, interpréter et donner le bon diagnostic en tant que psychothérapeute. Et enfin savoir déceler des souffrances qui sont parfois « des murs » aussi bien pour le soignant que le soigné.

Développé à partir de travaux de Carl Rogers, Pour le Professeur, l’écoute active est également appellée écoute bienveillante.

La communication va bien au-delà de la capacité à s’exprimer ou à exposer une idée à son interlocuteur. La capacité d’écoute est en effet primordiale quand on a un message à transmettre. C’est d’autant plus important quand on sait que l’on ne retient que la moitié de ce que l’on nous dit. L’écoute active permet de développer ce qu’il a appelé l’écoute soignante. 

 

La sexualité chez les enfants & adolescents par Marius Tchassep ( Psychologie camerounais) 

 

Enseignez les mots justes à votre enfant. « Pénis », « vulve », « vagin » plutôt que « zizi », « zezette », « foufounes », etc. Faites-le en même temps que les autres parties du corps : yeux, nez, bouche, nombril, pénis, etc., sans insister davantage sur les parties génitales que sur les autres parties du corps. Si vous ne parlez pas de sexualité ou si vous utilisez des mots inappropriés pour en parler, cela indique un malaise. De même, si vous insistez trop sur le sujet et si vous demandez souvent à votre enfant, lorsqu’il est dans le bain, de vous montrer où est son pénis par exemple, votre tout-petit pourrait ressentir un malaise. Dans la sexualité comme dans tout le reste, mieux vaut viser le juste milieu.

Adoptez son point de vue. Avant d’expliquer, de réagir ou même de juger un comportement sexuel chez votre enfant, essayez de vous défaire de votre regard d’adulte et d’adopter le point de vue de votre tout-petit. Un enfant n’est pas un adulte en miniature. La sexualité de l’enfant se compose de curiosité et d’exploration, et non de recherche du plaisir, de rapport de séduction et de désir d’avoir un bébé comme chez l’adulte. Ainsi, ses questions démontrent un intérêt à apprendre et à comprendre le monde qui l’entoure, comme il le fait à propos d’autres sujets.

Instaurez un climat de communication et de confiance. Dès que votre enfant demande d’où viennent les bébés ou remarque le sexe différent d’un autre, vous pouvez commencer à lui parler de sexualité. Soyez à l’écoute de votre enfant afin de détecter ses questionnements, les messages non dits et ses petites gênes. Faites aussi preuve de sensibilité. Vous créerez ainsi un climat de confiance et de discussion pour parler de sexualité. Cette attitude d’ouverture mettra la table pour le partage des préoccupations sexuelles qu’il pourrait vivre, même à l’adolescence. Évitez de lui demander : « Où as-tu entendu parler de ça ? », car il pourrait alors croire qu’il vous a choqué

Donnez-lui de l’information vraie et adaptée à son âge. Lorsque votre enfant vous questionne sur la sexualité, tenez-vous-en à ses questions pour éviter d’en dire plus que ce qu’il est prêt à entendre. Faites-le d’abord parler un peu avant de répondre. Par exemple, demandez-lui : « Qu’en penses-tu, toi ? Que sais-tu à ce sujet ? » Ainsi, vous pourrez évaluer son niveau de connaissance et de vocabulaire, puis ajuster l’information à lui donner en partant de ce qu’il sait et de ce qu’il semble vouloir savoir. Assurez-vous que vos réponses sont aussi simples et courtes que ses questions. S’il veut en savoir davantage, il vous posera une autre question.

Les causes parfois psychologiques de l’infertilité

 

Toutefois, on estime qu’entre 5 et 15 % des cas d’infertilité restent inexpliqués d’un point de vue physiologique. Quand la cause est psychogène, il peut s’agir d’un problème d’ordre émotionnel. Ces problèmes émotionnels sont souvent la conséquence d’un stress survenu sur une longue période. (Abus sexuels, troubles physiques, troubles sexuels…etc….) Quand la cause est psychogène, il peut s’agir d’un problème d’ordre émotionnel.

Parfois il peut arriver qu’il y’a nidation, puis le foetus s’autodetruit, pour d’autres les ovules se refusent de choisir le spermatozoïde de façon naturel. Agnès Guillemot ne s’est pas privée de donner des conseils pour aller se faire consulter en cas d’un an sans enfants ( suivant des rapports sexuels), faire des évaluations sanitaires tous les 6 mois pour se prémunir.

 

 

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