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[Musique] Lumineuses évidences d’Emmanuel Pi Djob !

Au sommaire de ce concert du 25 Septembre 2021 d’Emmanuel Pi Djob au Laboratoire Musical de Bastos: la science dévaluée dans le fatras des théories complotistes, la douleur, les pauvres laissés pour compte, l’estime de soi, le pouvoir, la fin d’une histoire d’amour « pleine de déboires » et l’amitié à la dérive…

Et ainsi de suite, alignés en chansons mélancoliques comme au peloton d’exécution et joyeuses, le pouvoir, la religion, l’isolement, les peines de cœur, les réseaux sociaux, les femmes qui disent non, le vrai, le faux.

Sujets de l’heure et de toute éternité, abordés de toutes les manières, de front, de côté, au premier degré, au second degré, par un Emmanuel Djob chapeauté entre piano et guitare à la fois. Tout un programme!

Un panorama, un commentaire éditorial, une analyse en profondeur, un billet d’humeur, une satire, du compte rendu. Tout cela en rimes. Tout cela en mémorables (et nombreux) refrains et couplets. Quelque part entre le devoir d’artiste et l’itinéraire, une sorte de journal chanté dans plusieurs registres: du bon vieux Gospel, de la country, des musiques patrimoniales comme le Makounè (« Kundè »), la bolsa, la Soul (« Georgia On My mind » de Ray Charles ») , et des Afrobeats modérés.

« Love Away »( Country et Soul)
« Messenger »(Soul), avec sa voix puissante, sans oublier son appel au public à contribution pour une mise en scène. En marge, le titre « Respect »(Pour la paix) et son classique « Georgia dont il avait repris à The Voice France en 2013..

 

Le tube « Together »(It’s love) de Bob Marley magnifiquement interprété, sans oublier  « Like a héro » co-composé avec son père décédé, via lequel il lui rend hommage. Emmanuel Pi Djob c’est aussi le conservateur, le traditionnaliste. [« Kè longuè »( chanson de deuil chez les bassa)
« KUNDE »(Le pouvoir/le droit) &
« Love somebody » avec du bon vieux makossa. Afin de témoigner de son admiration pour les talents camerounais il conviera Joyce Babatunde sur la scène.

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Si le résultat va aussi loin, c’est parce que la musique a pris une place conséquente : l’apport d’Emmanuel Djob à la réalisation et aux arrangements est crucial. L’instrumentation riche, sophistiquée, intense, variée, foisonnante est presque toujours une amplification du propos, avec l’accompagnement de Ben Bossambo (Guitare bass), Guillaume Ondoa (électro-acoustique), Brice Essomba aux claviers, choeurs ( Anthony Mbakop, Orphelie Eyaffa, Joël Essindi)

Quand il y a du trop-plein dans la métamorphose d’un artiste, la musique l’exprime. Emmanuel Pi Djob arrive avec une touche très belle. Somptueusement appropriée, pourrait-on dire. De l’afro soul pourrait on dire.

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