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[Littérature] Les fruits de la persévérance enseignés dans l’ouvrage « JASNY »

Le tout premier roman d’Achille Junior Njock de 83 pages, est une esquisse de victoire sur la souffrance, la vie en elle même. Le personnage central Jasny Nsaju Wilson vivra des moments et transitions tout au long de son enfance et son adolescence qui n’ont pas été du tout tranquilles. Entre douleur, interrogations, incertitudes et espoir cet ouvrage est un formidable cadeau pour les « chevaliers du succès ». 

 

L’usage des temps verbaux

Dans les extraits que nous avons lus, nous avons rencontré essentiellement de l’imparfait, du plus-que-parfait, du passé simple et même parfois du présent.

« Ma grand sœur portait deja le nom de notre grand mère. (Page 17) / « Votre père, il travaille maintenant de ce côté là, dans les services du Gouverneur » (Page 29)

Dans un récit au passé, il est normal de trouver l’imparfait ou le passé simple, mais l’on verra que l’on peut aussi utiliser le présent parmi ces temps. J’ai ressenti chez ce jeune auteur par ailleurs gendarme Journaliste que le choix du système verbal a été source d’hésitations, car le temps du récit, du texte écrit, ne correspond pas au temps de l’histoire, celui des événements racontés. En d’autres termes, le récit  diegesis n’est pas un calque fidèle mimesis de la réalité. En effet, le roman possède son temps propre, même si l’épilogue mentionne qu’il s’agit de faits inspirés du vécu. 

« En remuant sa chevelure, elle avait retiré un pou sur sa tête et me l’avait présenté en me demandant de l’écraser. Ce fut la dernière action de ma mère.(…) La respiration et le battement de cœur devenait de plus en plus lents » (Page 34) 

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Le Roman démarre donc par le décès de la mère du héros JASNY qui des mois auparavant avait failli perdre la vie suite à un accident lié à un incident violent familial. Il était heureux de voir sa mère même si son épaule était en partie paralysée. L’aide de ses multiples oncles et tantes ( Tata Martha, Angèle, Jeanne, etc….Tonton Antoine ) a été précieuse pour qu’il continue ses études puis décroche son baccalauréat. L’obtention du précieux sésame avec la recherche de son père biologique ont été des évènements tous aussi catalyseurs les uns des autres.

Entre tragédie et Espoir: La force de la détermination 

Le narrateur bondit avec nous de lieu en lieu et d’un temps à l’autre, comme s’il était pressé d’arriver au bout de l’histoire. Il écrit la mémoire des choses et des événements, se souvenant afin de produire sa propre mort, et la mémoire a sa propre logique, s’arrêtant à certains détails et occultant d’autres. De même, la mémoire ne se soucie pas de la logique, elle scintille d’images comme si elle était un miroir devant lequel le protagoniste et le narrateur se tiennent pour, à travers lui, avoir une vue sur des fragments d’histoires, ressemblant à des fulgurances qui apparaissent pour disparaître ensuite. Elle raconte comme si elle ne racontait pas, mais s’écoule plutôt sur les feuilles, comme des torrents se déversant dans une histoire que le narrateur a conçue comme une introduction au chapitre de la mort, mais qui ne ressemble pas à la mort.

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L’air de ce roman est rempli du poison des déceptions, et ce sont les déceptions d’une génération qui a cherché un sens et ne l’a pas trouvé, mais qui s’est trouvée plutôt face à un amoncellement de mots qui l’a poussée à l’isolement de la mort, mais bien plus la force de la réussite. 

« L’ambiance n’était pas du tout ce que je rêvais. Papa n’était pas là mes frères non plus. Ni même leur mère alors le suspense continuer quand j’avais fini avec la toilette. Mon cousin était venu m’embrasser à la sortie et maman aussi était comme si nous vivions d’abord ensemble avant que je ne maps entre un moment, c’était le grand retour à la maison. Maman. Viviane avait déjà à prêter notre repas après l’avoir dégusté les deux me poser des questions. « (Page 64)

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« Pour moi après cet examen, je devais tout arrêter pour chercher un emploi. Je t’ai bien trop grand pour une nuit à être une charge pour les autres, je devais résolument me mettre au travail. Les résultats furent satisfaisants et comme d’habitude à la même période la fonction publique avait ouvert. une série de concours « ( Page 78) 

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