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[Littérature] EKEKÉ: L’angoisse d’un retour au pays natal

Publié aux Éditions de Midi, le Roman de François BINGONO BINGONO ouvre une brèche sur un sujet plus que d’actualité. Le héros Christophe omnibulé par une meilleure vie en Europe, réalisera son rêve d’antant. En 11 parties, cet ouvrage analyse l’impact de la rencontre avec les réalités des espaces d’accueil. Il s’agit en fait de la confrontation entre le voyageur, sa vision du monde qu’il exporte et celle des autres qu’il rencontre et côtoie lors de son périple. Un heurt brutal dans lequel il se retrouve dans une véritable aventure, en somme: Comme une sorte de Cahier d’un séjour ambiguë. 

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« la cérémonie d’adieu à EKEKÉ qui allait poursuivre ses études en ville avait attiré du monde. Lui que presque tous détestait avait pu susciter quelques retraits parmi les siens. C’était émouvant de voir ces villageois offrant, qui une pièce de 100 francs qui une mesure d’arachides ou de pistache qui quelques kilogrammes de cacao faire des pieds et des mains pour que le fils qui s’en va au collège de la ville, reçoivent une contribution à son éducation » peut-on lire en page 27.

Après avoir décroché son Certificat d’études Primaires dans sa terre natale à OVUAN, Christophe EKEKÉ va donc se rendre en ville avec la tête plein de rêves. Il sera receuilli sur recommandations de son père MENGOMBO, chez un ami de la famille JONATHAN NTI, dont le passage sera positif et sans grand embage.

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« Si Christophe n’était pas toujours premier, Il n’était jamais descendu en dessous de la moyenne. De 13 sur 20 bien qu’il fût désordonné, on le suprenait toujours avec l’un de ses camarades, ses professeurs l’aimaient parce qu’il travaille bien. Il termine à cette première année avec une moyenne de 14 sur 20. Il s’illustra en 5e gravit la 4e et obtient son BEPC brevet d’études du 1er cycle en classe de 3e. Joachim NTI s’engagea à aller personnellement à OVUAN remettre le diplôme de Christophe à MENGOMBO. » page 43 à 44.

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Christophe était brave homme, et réussit ses examens, malgré la rencontre sur son chemin de Marinette, qui travaillait dans un Night club. Elle va l’initier dans les méandres de la nuit. Mais comme l’appétit viens en mangeant, étant installé dans un studio, il veut découvrir la cité économique Douala à tous les prix, sa tante NA REBECCA va l’y aider sans oublier son objectif supplémentaire : aller en Europe.

 

 » Bien qu’erroné le doux rêve que caressait Christophe celui d’occuper à Paris un bon poste avec bureau dans les magasins d’Afri-vivres situé à Barbès, il sera tout simplement une simple sentinelle de défenseur de vivres contre les rats, les charançons là pour en attendant qu’il se loge (…) il devra se blottit dans une petite pièce digne d’un poste de garde! Triste Paris que le sien pensa t’il! lit-on en Page 105.

 

Cet ouvrage m’a littéralement plongé dans les dédales de la diaspora, plus enclin aux réalités d’outre mer et ses souffrances. Un Gaou à Paris me dirai je, pour faire référence à cette musique de légende du groupe ivoirien MAGIC SYSTEM. Grâce à un turc MALICK, la vie de Christophe va changer, au gré de cette fort belle expérience, sans oublier la fille de son employeur DAARA. REINNE et plus tard la belle Martiniquaise MATHY sonneront le glas d’une réalité à la profondeur étouffée. Mathy veut se marier en Afrique, et veut connaître sa belle famille. EKEKÉ se fait vieux, prend du plaisir dans les ruelles parisiennes, mais sa conscience ne le lâche pas: Il lui faut prendre une décision plus qu’importante après 30 ans de vie en Europe, ponctuée par des voyages à travers le monde.

« Après ces deux premières années à Paris, il avait compris que les propos de ces vendeurs d’illusions de la gargote étaient archifaux et tous ne prospéraient pas en un même temps record mais il avait choisi de rester heureux encore qu’il fût en situation régulière car beaucoup d’Africains, y entrés clandestinement trouvaient leur compte au bout d’un certain temps et repartaient «  Page 123.

 

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