CULTURE

[Littérature] Comme un parfum de révolution dans « La Brise de l’Aube »

Du haut de ses 230 pages, le roman de Joseph Foaleng nous plonge dans un univers empli de péripéties mélo-dramatiques, coincées entre réalités transafricaines des plus puissants, et la volonté de voir une société mieux épanouie. « La Brise de l’Aube » nous transporte dans un film à la fois sauvage et authentique où nos deux héros ont pour ambition le changement de leur monde. 

« Pendant qu’il attendait son esprit simulait le dialogue, Qui pouvait être avoir lieu entre son hôte et lui il essayait d’imaginer. les questions possibles de l’illustre personnage et les réponses qu’il leur apporterai le moment venu, il se préparait comme s’il allait affronter l’oral de véritables examens officiels. Apeuré par l’image Populaire d’un homme autant charismatique énigmatique, son cœur battait à un rythme fou! » peut-on lire en page 11.

L’histoire démarre par un notre héros Jules Motebia, nanti d’un diplôme universitaire de Yomaléké, ira se chercher de travail à Binyong en se tournant par le plus puissant Maire et homme influent de la localité Sitaha Mokuipe. Ce dernier amateur des pratiques occultes, et démésurées a de sombres projets pour le jeune homme. Toutefois, le destin va en être autrement.

 

« J’ai voulu faire les concours, ils étaient tous suspendus. J’ai essayé de me faire une place dans le public ou privé. Vieux frère c’est là où j’ai découvert infiniment un phénomène qui a déjà embrassé notre pays tout entier. Pour avoir de l’emploi Là où il existe encore, on te demande baisser le pantalon vieux frère. Tu sais ce que cela veut dire. Que tu vas te faire sodomiser que tu sois homme ou femme pas d’ éxeption (…) » En page 27, l’ami Séraphin de notre héros Jules le mettait déjà en garde sur les réalités actuelles sombres et perverses de notre circuit d’emploi, une réalité qui en ressemble sous d’autres cieux.

 

Jules par le plus grand des hasard, rencontrera Geneviève qui plus tard sera Inspectrice de Police après avoir bravé un concours. Toutefois un triangle amoureux survint avec l’une des filles du baron Sylvianne Laure sur recommandations de l’homme tout puissant, qui voulait absolument voir son bras droit se marier avec l’une de ses filles. L’ouvrage nous plonge dans les dédales du mariage forcé ou arrangé très présent dans nos coutumes en Afrique selon les facteurs ou aires géographiques.

Harcelée sexuellement par l’un de ses collègues policiers, Geneviève va être dans l’impasse. Jules de son côté qui jouait double jeu, aura une barrière violente face à lui même si les circonstances ont fait de lui un père sans le vouloir avec Laure dont il appréciait. Hélas, sa fidélité à Sitaha dont les ambitions politiques grandissaient tous les jours, va être mis à rude épreuve. Mais le triomphe de l’amour aura le dessus sur un enchaînement d’événements. Entre un patron voulant mettre fin à la vie de son bras droit, un Jules piégé par un ami d’enfance, nos deux héros vont se transformer en fugitifs. Avec en tête un projet étonnant: faire vengeance!

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« Le roi les emmena à son palais une grande hutte couverte des feuilles de bananiers sauvages entourée de ces femmes et ont été installés confortablement dans l’une de ces huttes de passage et leur première nuit sur la terre sacrée des hommes primitifs fût sans soucis » page 179.

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Un ouvrage plein de rebondissements, qui fait un parallèle avec les vicissitudes du pouvoir politique en Afrique, marquées par la corruption, le clientélisme, la négligence des populations, des coups d’États. Comme pour transmettre une idée de révolution, au delà des rébellions qui nous rappellent les maquis de l’UPC au Cameroun de 1948 à 1959 et bien d’autres sociétés de libération. L’auteur a su traverstir, porter, narrer une histoire dont la plupart des africains s’identifieront. Cet ouvrage je vous le recommande personnellement!

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« Nous ne voulons pas le pouvoir. Continuait-elle nous voulons tout simplement flageller la conscience de l’équipe gouvernementale afin de l’amener à mieux gouverner à mieux nous gouverner mais si elle ne s’exécute pas rapidement, nous serons obligé de lui arracher les rennes du pouvoir pour les confier à quelqu’un d’autre, c’est ce que nous tenons à dire de vive voix aux instances supérieures installées à Yomaléké » Peut on lire en page 224.

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