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Dispositif sanitaire : Un relâchement des mesures barrières

Une rigueur n’est pas observée pour le port du masque, la distanciation sociale ou encore le lavage des mains dans les établissements scolaires.

Malgré un léger relâchement observé, élèves et enseignants s’impliquent davantage dans la lutte contre la pandémie.

Un grand seau-robinet placé à l’entrée de l’établissement et du savon. C’est le premier contact avec l’école publique Mbe Sombe. Toute personne pour accéder au sein de cette école doit se prêter au lavage des mains. Une fois dans la cour de l’école, les cris des enfants se font entendre. Sous le regard attentif des enseignantes, les élèves rassemblés en petits groupes s’adonnent à divers types de jeux. Ici, la distanciation sociale est quasi inexistante. Les masques de protection sont à peine visibles. Seuls quelques élèves arborent leurs cache-nez. Celles qui surveillent les élèves ne portent pas de masques. Pour le directeur de cet établissement scolaire, Gérard Tcheufo Kadji, il n’est pas évident de contrôler les élèves dans la cour de récréation. « Nous essayons tant bien que mal de nous équiper du matériel nécessaire pour le lavage des mains tel que le gel hydro-alcoolique. A l’avenir, nous souhaitons placer des seaux à l’entrée de chaque salle de classe », fait-il savoir.

Plus loin, au lieudit Maetur Biteng. L’école bilingue Kengmali met un accent sur les mesures barrières. « La sensibilisation se fait tous les lundis lors des rassemblements, mais également tous les vendredis. Les effectifs dans les salles de classe sont de 25 élèves. Dans les salles de classe, les bancs sont espacés », explique la directrice Yvane Nguegang Ngoumene. Apollinaire Magloire Ebanda Ze, élève en classe de Cm1 a assimilé les consignes. « Je me lave les mains régulièrement avec de l’eau et du savon disposés à l’entrée avant d’entrer en salle de classe, lorsqu’un camarade s’approche de moi, je lui dis de respecter les 1m de distanciation », confie le garçon.

A l’institut bilingue Matamfen, les instructions sont fermes : aucun usager ou élève n’accède à l’établissement sans un masque facial. Les enseignants n’hésitent pas à orienter certains parents d’élèves et à remettre à l’ordre les usagers qui ne respectent pas la consigne. On peut lire sur les murs, les affiches indiquant le port du masque obligatoire. On peut lire sur les murs, des affiches indiquant le port obligatoire du masque. Jean Maurice Djanko, principal de l’institut s’en vante : « les mesures barrières sont connues de tous ici, nul n’entre ici sans son masque ». Des seaux d’eau sont déposés devant le bâtiment abritant les bureaux de l’administration et devant chaque salle de classe. Toutefois, les masques sont otés une fois dans les salles de classe. Le constat est fait dans une classe de 3ème. « Cela est dû aux affinités qu’entretiennent les élèves. C’est également causé par le l’absence des manuels scolaires. Certains élèves s’asseyent ensemble afin de mieux suivre le cours grâce au livre d’un de leur camarade », soutient Mme Ayaba, enseignante

À l’institut Mbe, on note à l’entrée le même dispositif observé ailleurs. Dans les salles de classe, chaque élève porte un masque tel que recommandé par l’administration de l’école.

Jean Philippe Ebela

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