INTERNATIONALPOLITIQUE

[Sous-Région] Brouille entre le Cameroun et le Tchad suite à l’arrestation d’une étudiante tchadienne

Une vive polémique a enflammé la toile du 10 au 11 Août 2021 suite à l’interpellation d’une étudiante de nationalité tchadienne au poste frontalier de Toubouro, dans la région de l’Adamaoua. Sur les images abondement relayées sur les réseaux on aperçoit une jeune femme menottée, assise à même le sol, et juste à côté une policière en uniforme le dos tourné sur une chaise en plastique. Il aura fallu l’intervention du Ministre tchadien des affaires étrangères en personne et l’Ambassade du Tchad au Cameroun, pour voir l’étudiante relaxée. Une situation qui alimente les chaumières depuis 48h. Que s’est-il réellement passé? 

Étudiante au niveau 2 cycle droit à l’Université de Ngaoundéré, Chancella Ndongar a été interpellée par les policiers au poste de contrôle à l’entrée de Touboro mardi 10 Août. Selon des témoignages, elle ne disposait pas d’un test Covid19 et d’un visa valide. Nos sources nous renseignent que la jeune étudiante a donc été victime de tentative de corruption et ne s’y est pas pliée. Ce qui lui vaudra d’être menottée, assise à même le sol pendant près de 5 heures. C’est l’alerte d’un journaliste tchadien sur Twitter, et les partages de ces images sur les réseaux sociaux qui mettront la puce à l’oreille les autorités tchadiennes.

 

Immédiatement, L’ambassade du Tchad au Cameroun a été contactée, et le Ministre tchadien des affaires étrangères a appelé en urgence le Gouverneur de la Région de l’Adamaoua afin que l’étudiante soit relaxée immédiatement.

S.E Monsieur l’Ambassadeur indiquait à nos confrères du Journal La Voix que tous les tchadiens peuvent désormais rentrer sans difficulté et la policière sera arrêtée jeudi par les autorités hiérarchiques de la région de l’Adamoua.

Selon le Journal Tchadien La Voix, la victime, va tenter de résister à l’arnaque de la police camerounaise et livre un témoignage :

 

« Ma sœur et moi avons quitté ce matin Ngaoundéré à bord d’un bus pour Touboro. Arrivé au poste de contrôle à la sortie de ladite localité, les agents de la police nous ont fait arrêtées, sous prétexte que nous n’avons pas le carnet de test Covid, par conséquent, nous devons payer 10 000 francs CFA. À défaut de s’acquitter du montant ci-dessus exigé, ils nous ont dit que nous devons passer la nuit au poste. Je leur ai répondu que cela est illégal. Ipso facto, ils m’ont menottée et jetée sous le soleil pendant 5 heures d’horloge avant d’être libérée. »

 

Lire aussi: [Tchad] Mahamat Idriss Déby nomme un gouvernement de transition

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