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[Littérature] Inès Mengue Nemi croise les valeurs humaines et le devoir parental dans « L’enfoiré »

Pour ce deuxième roman signée de l’auteure, paru aux Éditions de Midi, la dignité humaine est un continuum de l’éducation. Cette dernière, qui se fait au sein de nos cellules familiales qu’à l’école. Le héros de cette œuvre Serge Akamba Manga va être confronté à une situation inédite, qui fera basculer sa vie et celle de ses proches. Un dessin subtile que présentera l’écrivaine au cours d’une conférence-dédicace à la Librairie des Peuples Noirs Yaoundé le 30 juillet 2021. Comme un appel à la persévérance, tirons les verres du nez pour découvrir qui est cet « enfoiré »!

 

L’histoire relatée par l’auteur nous renseigne sur les défis quotidiens que nous réservent notre existence. Serge va très tôt perdre sa mère et sera face de nombreuses difficultés. Entre l’irresponsabilité d’un père qui va se refuser à lui payer les frais de scolarité. La vente de la maison familiale par le père sera le déclic de cette machine, puisque ses frères et lui devront déménager.

De plus, le géniteur ira plus loin, il va abandonner ses enfants qui seront adoptés par Maman Rosalie au grand cœur.

« La paix dans le monde commence à la maison » Maria Teresa

Cette citation de Maria Teresa en dit long sur le devoir des parents envers leur progéniture. En effet aujourd’hui, l’Afrique et le monde manquent de paix parce qu’une succession d’actes irresponsables péchés mignons a conduit la famille dans un long et sombre tunnel sans fin. En Afrique, le taux de scolarisation est parmi les plus bas dans le monde. De nombreux parents en quête de richesse dans leurs régions décident de laisser les enfants dans les champs, s’en vont parfois définitivement pour jouer la vie, ou les laisse aux côtés du bétail plutôt que de les scolariser.

Panel à la Librairie des Peuples Noirs, Yaoundé lors de la conférence dédicace

« La responsabilité honore notre capacité à assumer nos actes et nous défie devant notre âme. » Sonia Lahsaini

 

Être responsable, c’est être conscient des enjeux et assumer nos actes ! La citation de Sonia Lahsaini nous en dit davantage. Au vu de tout ce dont nous avons parlé, il est évident que de nos jours, l’irresponsabilité de nombreux parents est notoire et contribue à la prolifération des maux tels que le grand banditisme, l’immigration clandestine, l’analphabétisme, le phénomène d’enfants de la rue etc., sur le continent africain.

Inès Mengue, auteure de ce second roman, la « fin du monde » est plus heureuse que prévue dont on sait également qu’elle est amatrice de musique, ayant fleurté avec le Journalisme comme le mentionnera le modérateur Youssouf Laplage vendredi dernier à la Librairie des Peuples Noirs Yaoundé.  Est-elle à son tour à l’image de son œuvre ? Pas forcément, puisque l’auteure nous renseignera qu’il ne s’agit pas d’une transposition d’une quelconque histoire vécue. À en croire ce second ouvrage, laisse supposer en effet qu’il existe une corrélation parfaite entre les futurs personnages, nourris par un dialogue fécond et pour le coup intimement réaliste, en jouant abruptement sur les voies médianes sans consentir inutilement aux vaines et fâcheuses compromissions. L’entente et la confiance seront au rendez-vous sinon une seconde vie, avec des évocations de villes locales camerounaises (Nkolfoulou, Ossoa’Ssi etc…). Le refuge spirituel ne sera pas épargné a travers des figures religieuses et énoncés chrétiens mentionnées par la critique Littéraire Josée Méli et la béatification textuelle de sa maison d’Editions représentée par Éric Tchoumkeu.

Josée Méli, Critique littéraire répondant aux questions de la Presse

En somme, il s’agit d’un ouvrage de fraîcheur à 136 pages, qui émet le plaidoyer de la responsabilité des parents, et les valeurs humaines positives qui doivent demeurer le gouvernail du monde.

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