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[Arts visuels] Sonffo The Great tisse sa toile à travers « Parcours »

L’art nous incite à entrevoir toutes les possibilités aussi absurdes soient-elles, et donc à développer son imaginaire, c’est-à-dire d’imaginer ce qui pourrait être plutôt que ce qui est déjà. Les enfants acquièrent alors une pensée originale, ce qui est très important chez les jeunes. Sonffo The Great a gratifié le public via sa toute première exposition de peinture d’art nommée « Parcours », le 20 Août 2021 à Yaoundé. 

 

L’enseignement artistique, malheureusement relégué au second plan par de nombreuses familles et écoles dans notre pays, est loin d’être un luxe superflu dans l’éducation des enfants. Les recherches ont montré que l’art joue un rôle essentiel, non seulement dans le développement des enfants, mais aussi dans leur apprentissage de la lecture, de l’écriture et du calcul. Pas moins de 9 toiles ont été dévoilées pour le plus grand bonheur du public au Musée de la Blacktitude dans la cité capitale. Le jeune talent a brisé les codes et démontré son savoir faire. Entre des peintures de masques, couleurs vives, représentations de personnes assises sur un banc, ses oeuvres traduisent deux choses: La réalité telle qui l’a perçoit et ensuite la gaité par le choix de couleurs vives.

Qu’es ce qui se cache derrière « Parcours »? 

Peindre, dessiner, jouer d’un instrument de musique, modeler, chanter… sont des activités de base pour le développement biologique, éducatif et émotionnel des enfants. Mais ils sont aussi une nécessité spirituelle. A travers eux, ils apprennent à explorer leur environnement, à prendre conscience d’eux-mêmes et des autres. Sonffo The Great, témoignera de son état d’esprit au micro du Quatrième Pouvoir :

Sonffo The Great, le jeune artiste

 » Parcours représente le commencement jusque là où je me trouve. Des petits gribouillis à la technique de lacrimis, des gouaches, de la peinture à huile,du dégradé et d’autres techniques. Ce que j’exprime dans mes créations c’est la joie. Un jour je faisais des caprices, je m’enervais à cause de la toile du masque, je n’aimais pas cette toile et puis tonton Alexis m’a dit de ne pas peindre cette toile parce que on ne peint pas quand on est fâché. Tout ce que tu ressens, c’est ce que tu exprimes sur ta toile. Je suis quelqu’un de très joyeux hein, à l’école je jouais je ne calais pas dans mon coin, j’étais pas timide. Ce qui a fait que je m’intéresse à la peinture c’est la nature. Et quand je vois quelque chose qui m’intéresse, je suis inspiré. Par exemple, lorsqu’on est venu remettre une invitation à une personne, j’ai vu cette dernière faire une accrobatie qui m’a inspiré »

Une caractéristique des impressionnistes est assez singulière ici, à travers l’utilisation exclusive des couleurs primaires (rouge, bleu et jaune), et de leurs complémentaires (orange, violet et vert). Il n’y a plus de mélanges. Même les ombres sont représentées par des couleurs vives; c’est la juxtaposition de ces couleurs qui produit une impression d’ombre. L’image dans ses toiles, se compose dans les yeux du spectateur.

L’équation formative

Les disciplines artistiques permettent à l’enfant d’exprimer son unicité, d’entrer en relation avec les autres et d’interagir avec son environnement. Elles représentent un mode de communication supplémentaire qui peut être aussi riche que la parole. De plus, elles peuvent être de bons moyens pour exprimer ses émotions et évacuer les tensions. Alexis soulignera qu’au Cameroun, le véritable problème de l’art c’est la base.

Nous vous proposons de l’écouter:  » Les formations auprès des enfants sont des projets que je mène depuis près de 17 ans aujourd’hui. En Espagne je menais le même projet, à la Fondation Pariso avec les enfants, en Catane, au Mexique également j’ai mené des projets similaires avec les enfants de la Gaza de Los Ninos. Et je me suis dis pourquoi pas au Cameroun où j’ai essayé de mener le même projet afin de déceler parmi nos jeunes, nos enfants, qui peut prendre le relais des artistes. Le problème de l’art au Cameroun pour moi c’est la base. Nous n’avons pas eu une base culturelle, une base artistique ça fait partie des premières motivations d’où j’ai lancé des appels en ligne et un peu partout. Plusieurs parents ont répondu, ont envoyé des ébauches. En tant qu’art-thérapeuthe j’ai été très sélectif. Parmi les 12 qui ont été retenus il y’en avait 30 au départ mais que je ne pouvais pas suivre car il y’avait des enfants à besoins spécifiques comme Malick, Andrew, et beaucoup d’autres. The Great aujourd’hui c’est celui dont je vois une fin d’initiation. Je ne peux pas parler de formation. Je dirai que dès cet instant il est apte à créer une écriture artistique singulière et propre à lui ».  L’exposition court jusqu’au 30 Août 2021.

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