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[Note d’Écoute] Missile non répertorié pour Haïs & Taty Eyong dans « Ma Ding Wa »!

« Ma Ding Wa » premier opus personnel d’Haïs du Groupe X-Maleya en compagnie de Taty Eyong a été dévoilé le 16 juillet 2021 au public. Une production qui n’est pas aux antipodes du boysband camerounais, bien au contraire. Immersion autour d’une chanson qui laisse transparaître « l’amour fou », ou le réveil du « génotype musical national ».

7 secondes, c’est le temps mis d’entrée en matière en guitare d’Haïs, et ensuite Ben Bossambo(guitare bass). Le compositeur et co-auteur de ce titre qui n’est d’autre qu’Haïs a misé sur la musicalité, plutôt que sur la pertinence du texte. Les lyrics puisqu’on en parle, sont en français, anglais et ensuite en Yembame, langue maternelle de l’ancienne lead vocal du groupe Nkoul Obeng. Sur un air très répétitif, et non intuitif, le titre est une déclaration d’amour. « Ma Ding Wa » qui veut dire « Je t’aime » en Ewondo. Un point très étrange lorsqu’on connait toute la hauteur textuelle de Taty sur son premier album « Envole toi » sorti en février 2020 avec des titres tels « Mfang Eding », « Nga’a », ou « A Mvus ».

Dans cette chanson, Haïs chante de façon modéré. Parfois il chante juste, parfois il ne chante pas du tout, il pose. C’est l’un des points qui met une glissière sur ce featuring dont la communication autour a matraqué les réseaux sociaux les dix derniers jours. Je me serai attendu à un Haïs plus conquérant, plus expressif. Il faut dire que dans 85% des productions d’X Maleya il y interviens non pas comme parolier au pur sens du terme, mais en tant amateur de Hip-pop & RnB. (Parties en anglais pour la plupart). De « Mariage », « Mon ex », et de nombreuses chansons lorsque le groupe était sous label deal avec Empire Company. Guitariste de base, il a l’avantage d’avoir affiné son talent de composition. Mais doit faire des efforts au niveau du chant, sur des langues dont il ne maîtrise pas parfaitement, en marge de l’anglais.

À l’écoute, on dirait du Bikutsi. Les arrangements apportés par Roger, le lead vocal du crew 237, le rendent à la fois dansant et authentique dans une certaine mesure. Wilfried Etoundi en deuxième guitare, je ressens la touche de Ruben Binam aux claviers pour un mastering signé Roger Saning. En 4 décors, le vidéogramme est toutefois accrocheur, entre le paysage rural et le monde moderne, qui fait beaucoup penser à Chindima, la chanteuse nigériane reconvertie au gospel en 2021, auteur du tube « Kedike » en 2012. Si ce clin d’oeil sur une rythmique patrimoniale est à saluer, il n’en demeure pas moins que la rose qui donne son parfum ici c’est bel et bien Taty Eyong.

 

Non seulement elle apporte beaucoup de douceur, mais aussi son identité remarquable sous deux aspects: La danse(chorégraphie), et sa voix mauve et glacée(sensible). À y bien regarder, la danse aurait pu intervenir ici sans son concours, pour permettre une meilleure implication sur l’architecture artistique de cette œuvre musicale. Il s’agit d’un hors-piste, pour trois raisons:
1-L’amplitude vocale non mesurée d’Haïs

2-Le filigrane de l’histoire qui est assez « déjà vu »

3-L’effet non naturelle de la chanson qui surfe sur un contexte assez étrange. Je me demande s’il s’agit d’une raison d’exister, une anticoche commerciale, ou bien du Feeling qui porte la robe de l’évasion.

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