SOCIETE

Les transporteurs routiers suspendent leur mot d’ordre de grève prévue ce lundi

Les syndicats laissent le temps au gouvernement pour trouver une solution satisfaisante à leurs problèmes.

Prévue démarrer ce lundi 12 juillet sur toute l’étendue du territoire national, «la grève illimitée» des Syndicats nationaux du secteur des transports publics du Cameroun n’aura finalement pas lieu.

Les syndicats ont ainsi accepté de suspendre leur mot d’ordre de grève émis le 10 juin 2021. Le but étant de permettre la poursuite des négociations dès le 13 juillet et la recherche de solutions « concertées » en tripartite selon le canevas consigné dans le procès-verbal sanctionnant la fin des travaux.

Sur instruction du Premier ministre, le ministre du Travail et de la sécurité sociale a présidé du 8 au 9 juillet dernier, en présence du ministre des Finances et du ministre des Transports, une concertation relative à l’examen du mot d’ordre de grève générale et illimitée initié par les présidents des Syndicats nationaux des transports publics des voyageurs du Cameroun pour compter 12 juillet 2021.

Au terme des échanges, Grégoire Owona s’est engagé à suivre « personnellement » ce dossier. Mais aussi à mener des démarches auprès des différents départements ministériels concernés afin d’examiner les points devant aboutir à une solution satisfaisante.

Les griefs

Les syndicats ont envoyé un préavis de mot d’ordre de grève au Premier ministre le 1er juillet dernier. Dans ce document, ces transporteurs déplorent « la rupture du dialogue social matérialisée par le silence complice du gouvernement camerounais (qui les as) fatalement conduit à la confirmation de la grève générale illimitée ».

Ces syndicats, pour justifier leur mouvement d’humeur, pointent du doigt la violation du fractionnement des primes des assurances contenues dans l’arrêté du ministère des Finances du 10 novembre 1994.

Un point de vue que ne partage pas Jean Collins Ndefossokeng, président du Syndicat national des employés du secteur des transports terrestres : « Il faut que les transporteurs que nous représentons au niveau de la tripartite se sentent protégés, parce que nous faisons un travail pour lutter contre la non-assurance, contre la sous tarification. Nous faisons un travail pour que désormais le secteur des assureurs soit assaini. Et aujourd’hui, à partir de son téléphone portable on peut savoir si on a eu bonne assurance ou non », a-t-il expliqué au cours d’une conférence de presse ce jeudi 8 juillet à Yaoundé.

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