SOCIETE

Religion. Le Conseil camerounais du croissant lunaire interdit

Le ministre de l’Administration territoriale affirme que cet organe récemment mis sur pied vient semer la confusion au sein de la communauté musulmane.

La guerre des communiqués observée à la veille du début du jeûne de ramadan et vers la fin de ce grand moment de prière pour les fidèles musulmans vient de connaitre un arbitrage du gouvernement. Le 11 mai 2021, le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji a signé un communiqué pour interdire le Conseil camerounais du croissant lunaire (Cccl). Le membre du gouvernement précise dans son communiqué que : « cette organisation ne bénéficie d’aucune légitimité ». Paul Atanga Nji demande au gouverneur de la région du Littoral de prendre toutes les dispositions nécessaires en vue d’empêcher que le Conseil camerounais du croissant lunaire continue de semer la confusion au sein de la communauté musulmane. Paul Atanga Nji informe dans son communiqué que la seule organisation habileté à communiquer sur le début et la fin du jeûne de Ramadan reste la Commission nationale du croissant lunaire (Cncl), dirigée par Cavaye Yéguié Djibril. Le président de l’Assemblée nationale a été désigné depuis 1994 à la tête de cette organisation musulmane par les associations et les imams non pas comme autorité politique mais comme un leader traditionnel

Ce qui justifie l’arbitrage du patron de l’Administration territoriale à qualifier le Cccl comme étant une organisation illégale est le fait que dans la soirée du 10 mai 2021, cet organe avait signé un communiqué, informant les fidèles musulmans que la fête de Ramadan était prévue le 13 mai. De l’autre côté, le porte-parole de la Commission nationale du croissant lunaire avait signé également un communiqué dans le même sens. Si les deux organisations étaient unanimes sur la date de la tenue de la fête, l’on a observé une sorte de bataille et de guerre de leadership entre ces deux associations. C’est depuis le 3 avril 2021 que Cccl a été mis en place à Douala. C’était dans le cadre de la signature d’un protocole d’accord relatif à la gestion harmonieuse du croissant lunaire au Cameroun. Ce protocole est l’œuvre de deux associations autorisées par décret présidentiel à savoir : l’association solidaire pour la vocation islamique (Assovic), représentée par Eminence Fessal Mounir et le président national de l’Union islamique du Cameroun, représenté le grand Imam Dr. Ibrahim Moubarack Mbombo. « La mise en place du Conseil Camerounais du croissant lunaire (Cccl) est l’aboutissement d’une démarche consensuelle, constructive engagée depuis le 6 février 2021, sous l’égide de l’association pour l’observation astronomique (Aoa) dont l’objectif majeur était de mobiliser et d’impliquer toutes les ressources humaines et matérielles indispensables à une gestion harmonieuse de la question du croissant lunaire dans notre pays », assurait il y a quelques jours El Hadj Mohamed Azize Mbohou, le secrétaire permanent du Cccl. Le Pr. Souley Mane, porte-parole de la Cncl a affirmé : « la Commission nationale du croissant lunaire créée en 1994 par des autorités traditionnelles musulmanes, des leaders d’association islamique va continuer son travail qui est celui d’informer correctement à temps les musulmans du Cameroun et l’administration sur le début du jeûne et la fin du mois de Ramadan sans oublier la date de la fête de sacrifice dans notre pays. »

 

Le Jour

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