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[NOTE D’ÉCOUTE] Benji Mateke signe son come-back par un nouvel hymne à l’amour « Wassa Wassa »!

2 ans après avoir dévoilé son projet « Ne m’insultez pas », le « Sorcier Bantou » a décidé de remettre les pieds au planchers au bénéfice de ses fans. Cette fois ci en autoproduction, le maxi single dénommé « Connexion » se pose en cadeau de la providence et la reconnaissance. L’ambassadeur de « Rosy Muna » enchante les coeurs par un titre langoureux intitulé « Wassa Wassa » mis en ligne le 25 avril 2021. Le « magicien » tend à ressusciter une rythmique veille de 71 ans au bas mot. Et si l’esprit du makossa soufflait encore? Décryptage.

Entre casting et perspectives

Du pur makossa love comme il est rare d’en écouter. Big Benji a su allier sa voix suave à la dextérité harmonique de cette chanson, qui trotte entre du makossa pris dans son essence traditionnelle, et les polyphonies qui se rapprochent des afrobeats. Ici, on ressent le doigté au clavier de Justin Bowen, l’un des pianistes camerounais les plus performants au monde. D’ailleurs qui a joué pour le Soul Gangs du défunt Manu Dibango à la fin des années 1980, Ndedi Eyango, Dibango, Joe Mboulè, ou encore Sissy Dipoko pour qui il a produit un album « Munam ». Le casting de ce maxi single de Benji Mateke demeure très séducteur pour ceux qui ont une connaissance de la place artistique africaine parisienne, ou au mieux européenne. Adrielle Yanse aux choeurs, Belmond à la réalisation et aux claviers, Christian Djeya à la batterie, Valnez Talla à la basse, entre autres. Ce qui est marquant dans ce titre, est qu’il n’est nullement statique, dans le vidéogramme tout comme dans l’élan artistique. Il a voulu donner une autre vie à ce nouveau projet musical.

Big Benji, templier de l’amour?

À travers ce maxi single, qui compte deux titres, je constate que l’artiste demeure fidèle à lui même. Transmettre des émotions à travers l’amour comme la plupart de ses congénères, Sergeo Polo, Ndedi Eyango, Ben Decca, Ekambi Brillant pour ne citer que ceux là.

Les racines du Makossa se trouvent dans la culture sawa et ses nombreux style musicaux comme ceux des antillais, du jazz par exemple, favorisé par l’accès généralisé à l’électricité et par l’arrivée de nouveaux équipements de musique, le Makossa a enfin pu émerger au début des années 1950. Si le style makossa est né à cette période, les premiers enregistrements n’apparaîtront qu’en 1960.  Ce qui a fait le succès du Makossa à ses débuts, c’est sa capacité à absorber et à intégrer différents genres musicaux. Ainsi, l’influence de la rumba congolaise a joué un rôle crucial sur la transformation du Makossa. Grâce à la toute puissante « Radio Léopoldville », la rumba était la musique extérieure la plus diffusée au Cameroun.

Benji Mateke qui s’est fait connaître à partir de son tube « Rosy Muna » en 1996 au Cameroun et en Afrique est resté de front avec sa démarche très libérale. Des albums « Émotion », « Boulot c’est boulot » en 2004, « Makossa Cellulaire » notamment, il a su introduire une nouvelle façon de s’exprimer grâce au Makossa.

Sur le plan musical, le makossa possède « un substrat rythmique traditionnel qui a servi de rampe de lancement à la construction de son identité », souligne Jean-Maurice Noah dans son ouvrage Le Makossa, une musique africaine moderne paru en 2010. Mais tout à côté, l’amour. Un thème devenu atemporel. Dans « Wassa Wassa », l’artiste met en lumière les profonds sentiments mis à l’épreuve dans un couple via un adultère, une trahison. Un shémas quotidien et bien connu des relations intimes ou interpersonnelles.

 

Music is the food of love, la musique est l’aliment de l’amour, a dit Shakspeare. « Langue que pour l’amour inventa le génie, » a dit Musset. Avec moins de poésie et plus de finesse, Berlioz a remarqué que, si l’amour ne pouvait donner aucune idée dis la musique, la musique, au contraire, pouvait donner une certaine idée de l’amour. Oui, sans doute, une idée de l’amour, et même des idées d’amour ; elle exprime l’amour, et l’inspire.

Il n’est pas étonnant que l’amour tienne dans la musique plus de place que dans les autres arts. d’abord la peinture, la sculpture, l’architecture, savent exprimer des idées et des faits. La musique, non pas ; les sentimens seuls sont de son domaine, et, de tous les sentimens, le premier, à l’ancienneté comme au choix, c’est l’amour. De plus, les sons produisent sur les nerfs un effet spécial que ne produisent ni les formes ni les couleurs, et la musique est de la sorte à la fois conseillère et interprète d’amour.

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