SOCIETE

L’Île Maurice : une Camerounaise soupçonnée d’avoir assassiné son mari, un Polonais de 49 ans

Cette mère de deux filles de neuf et deux ans révèle que depuis plus de dix ans, elle est traitée comme une esclave sexuelle par son mari.

Anita Michelle Nguefack, 36 ans, est soupçonnée d’avoir assassiné son mari, un Polonais de 49 ans. Elle a été arrêtée mardi par la Criminal Investigation Division de Goodlands. Puis placée en détention, selon L’Express, un journal quotidien en français, publié à l’île Maurice.

D’après cette source, la camerounaise plaide la légitime défense après que le corps sans vie de Rafal Tomasz Ropa a été retrouvé sur les escaliers de leur appartement à Grand-Gaube. Cette mère de deux filles de neuf et deux ans révèle que depuis plus de dix ans, elle est traitée comme une esclave sexuelle par son mari.

Anita Michelle Nguefack a quitté le Cameroun après avoir rencontré Rafal Tomasz Ropa. Le Polonais, alors âgé d’une trentaine d’années, lui a promis un avenir meilleur. Croyant qu’elle avait trouvé le bonheur, elle a accepté de le suivre. Ils se sont mariés et de cette union sont nées deux filles.

Ensemble, ils ont visité les Seychelles avant de venir s’installer à Maurice. C’était il y a deux ans. L’économiste de formation a acheté un appartement de luxe à Grand-Gaube.

Sévices sexuels

La Camerounaise a raconté aux enquêteurs qu’en dix années de vie commune, elle était régulièrement violée par son mari. Elle pensait vraiment à le dénoncer à la police et menaçait de le faire.

«Mon époux organisait régulièrement des partouzes sous notre toit conjugal. J’ai pu les filmer une fois. Je n’avais pas le droit de m’interposer dans sa vie car si je le faisais, il me frappait», a-t-elle raconté tout en remettant aux policiers des vidéos et des enregistrements audios.

Une source proche du couple confirme que «M. Ropa était un pervers. Il ne pensait qu’au sexe. Il violait souvent sa femme et aimait les plaisirs interdits. Il se droguait également». Les allégations de la Camerounaise ont aussi été confirmées par des proches.

Dans la nuit de mardi, raconte Anita Michelle Nguefack, son mari était dans un état second quand il est venu frapper à sa porte aux petites heures. Il voulait avoir des relations sexuelles avec elle et s’adonner à d’autres perversités.

«J’ai refusé. Il s’est alors mis à me frapper. Pour me défendre, je l’ai repoussé avec force. Il a chuté dans les escaliers et sa tête a cogné contre les persiennes de la fenêtre. Lorsqu’il a réalisé qu’il s’était fait mal et saignait, il est devenu encore plus agressif. Il est revenu à la charge, devenant encore plus violent dans ses coups. Il a réussi à m’attraper les mains et a menacé de me tuer. Pour me défendre, je l’ai poussé une nouvelle fois. Il est retombé et a atterri sur le palier et n’a plus bougé», a-t-elle expliqué

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