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[OPINION]: Le Cameroun au coeur de la gouvernance énigmatique, de la suspiscion politique et de la crainte du lendemain

Après le verdict des urnes de la présidentielle de 2018, qui a vu le sacre à la magistrature suprême de Son Excellence PAUL BIYA, le Cameroun traverse une longue période de gouvernance froide. Le climat socio-politique se dégrade, la réalité sociologique rejoignant ainsi la réalité institutionnelle, dans la montée des incertitudes. Les Camerounais s’enregistrent dans des échanges privés, les rendent publics et s’épient. Les hauts fonctionnaires sont supçonnés de vouloir se neutraliser. Les rumeurs sur les jeux des clans et les réseaux s’intensifient. C’est la suspiscion politique à son paroxisme.

En réalité, le Cameroun fonctionne sous une gouvernance énigmatique. Il y a comme un sentiment de peur du lendemain. Le mouvement Franckiste qui prends de l’ampleur illustre à merveille ce climat de suspiscion, les gens se demandant alors d’ou part cette volonté de positionnement politique ? est-il à la base de son projet? que pense son Papa ? etc…

Le remaniement ministériel est devenu comme une pieuvre dont les tentacules s’aggripent dans les réseaux sociaux et les débats informels. En dehors du Premier Ministre Chef du Gouvernement, dont la juste évaluation de l’action requiert un maintien certain, ce qui n’est pas le cas de plusieurs autres membres du Gouvernement qui se retrouvent dans l’impasse et l’inquiétude. Le remaniement était annoncé pour décembre, la période des fêtes de fin d’année venue, il se murmurait que le remaniement aura lieu début janvier et que le Président allait inaugurer personnellememt le stade de Japoma. Que non !…Après il a été dit que le remaniement se fera après la tenue du Chan… Le Chan terminé il nous a été annoncés que le remaniement arriverait au courant du mois de Mars… Mars terminé la rumeur a encore annoncé un remaniement qui aurait dû avoir lieu il y a une semaine en arrière et à ce jour les Camerounais supputent un remaniement apres la tenue de la session parlementaire c’est à dire après le 10 Avril. c’est très cocasse ce bourdonnement politique qui n’en finit pas…

On se demanderait si cette impasse n’aura pas pour conséquence immédiate une crise de performance publique nonobstant les efforts de certaines administrations publiques et privées. Une chose est évidente, la gestion de l’État au Cameroun devient de plus en plus ambigue. On assiste à un développement sans précédent des nouvelles formes de coalition politique, des réseaux informels qui se livrent à une bataille dite de succession . Dans cette ambiance on assiste a une auto- trahision du personnel administratif et gouvernemental, teintée de diffamation, jusqu’à la divulgation de certaines communications privées des hauts fonctionnaires dans les réseaux sociaux.

Le nouveau spectre de la succession présidentielle qui plane a fait jaillir des intentions faciles à accuser certains ministres de préparer d’éventuels coups d’État. Fort de la conjoncture tribaliste dominante le Cameroun respire les odeurs pestilentielles d’une crise socio-politique à venir.

La facture de la paix sociale, a fait naitre en les Camerounais une peur du lendemain. Cette incertitude du future est mise en évidence par la bataille des réseaux à coups de journaux interposés. Les suspiscions de détournements galopants, de tentatives de coups d’État, d’alliance avec l’ambozonie etc.

En tout état de cause, il va falloir à l’État du Cameroun une thérapie de choc pour guérir la maladie de ce géant qui constitue la charpente économique de l’Afrique Centrale. Comment se fera la transition au Cameroun ??? Observons.

Micca Marthe Cecile

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