ECONOMIE

[Guinée] La création d’une autorité de transport urbain envisagée

D’ici 2040, Conakry va faire face à une pression démographique croissante. La population de la ville pourrait atteindre 5,5 millions d’habitants à cet horizon contre 2,7 millions actuellement. Le système de transports en commun actuellement déployé a montré ses limites.

Le gouvernement guinéen s’attelle au renforcement du système de mobilité urbaine dans la capitale et ses agglomérations. « La gestion des transports publics de Conakry va notamment être confiée à une société publique ad hoc en lieu et place du ministère des Transports qui assure actuellement l’exploitation du réseau d’autobus – via la SOTRAGUI [Société des transports de Guinée, Ndlr] », a annoncé le Premier ministre Kassory Fofana (photo) mercredi 7 avril, au cours de son exposé sur la déclaration de politique générale du gouvernement.

Cette démarche se veut conforme « aux recommandations du Plan de déplacement urbain (PDU) », a dit le Premier ministre. Ledit plan, dont l’étude a été financée par l’Union européenne, prévoit la mise en place d’une Autorité organisatrice du transport urbain (AOTU).

Sous la nouvelle structure, le gouvernement s’engage notamment à renouveler le parc automobile « grâce au système de crédit qui est sur le point d’être mis en place ».

Il faut dire que le système de mobilité urbaine dans la capitale reste un challenge pour les autorités. Conakry est en effet une des métropoles africaines dont les défis en matière d’aménagement du territoire et de transport sont les plus complexes, de par sa situation géographique et sa forme linéaire contrainte. Elle forme en effet une agglomération péninsulaire de 40 km de longueur avec à peine 5 km de largeur.

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La SOTRAGUI, lancée dès le début du premier mandat du président Alpha Condé en 2012 pour résorber le problème de mobilité, est aujourd’hui à l’agonie. Au fil des ans, elle a vu son parc désespérément se dégrader. En l’absence de maintenance, plus de 90% des bus sont hors d’usage. La mauvaise gestion et plusieurs faits de corruption ont touché cette structure publique.

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En 2012, une tentative d’accord de cogestion avec la Régie autonome des transports parisiens (RATP) s’est soldée par un échec, l’entreprise française s’étant prématurément retirée du projet. 4 ans plus tard, en aout 2016, l’Etat guinéen a signé une convention de concession autorisant le marocain City Bus Transport à opérer dans les transports urbains de Conakry. Les démarches n’ont finalement pas prospéré.

Source: Agence Ecofin

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