POLITIQUE

[OPINION] NDOKI ET LE CODE ÉLECTORAL CONSENSUEL

NDOKI ET LE CODE ÉLECTORAL CONSENSUEL

Par auréole Tchoumi

Parfois, l’histoire bégaie. Il arrive qu’on prenne un chemin, longe la piste, tourne par tous les détours ; et que, pour finir, que l’on se retrouve exactement au point d’où on était parti. Le bon sens devrait nous dire, à ce point, que l’on aura tourné en rond.

Mais le bon sens, il faut l’avoir. Et quand on l’a, on ne fait précisément pas ça : tourner en rond.
Voyons ça de manière prosaïque. On a décidé de faire de la politique. Ce qui me semble bien. La politique, ce n’est pas une tabula rasa ; mais un terrain peuplé de dinosaures vindicatifs qu’on a décidé d’aller chasser de leur territoire. Ce qui, ma foi, me paraît plutôt courageux.

Le dino est un lézard grosse tête, grande taille et grosses dents pointues. Il sait se défendre. Le chasseur doit être malin. Il lui faut la bonne arme. Les injures ou les plaintes sont juste des cris. Le dinosaure crie plus fort. Et son cri vous glace le sang. Et nous voilà à la plaidoirie du Conseil Constitutionnel.

Le dino a bien planté ses crocs dans notre chair. Irrecevable ! À ce stade déjà, on aurait dû le comprendre : ce serait dur. C’est tout de même un dino. On a esquissé le harcèlement. Harceler un dino ? On s’est retrouvés enfermés dans une grotte infecte, avec lui rôdant tout autour, grognant…

Lire aussi: Enquête du gouvernement sur le massacre de Ngarbuh: Michèle Ndoki demande la tête de Atanga Nji et Réné Sadi

 

Deo gracias, il nous a oubliés. Au lieu de sortir et chercher des armes plus consistantes, on a justement dédaigné celles-là. Parlons du code électoral consensuel. Dites-moi : comment va-t-on l’adopter – surtout en profondeur comme nous le voulons – sans passer par le Parlement où nous n’existons pas ?

La question sera alors de savoir comment a-t-on fait pour ne point y être ; même au plus faible niveau de représentation ? Nous qui n’y sommes pas, qui avons insulté – ô combien – ceux qui y sont, comment reconnaître que c’est eux qui eurent raison et que nous avons besoin d’eux pour désormais exister ?

Exister… Voilà l’équation de la belle Michelle… Elle voulait juste être une députée ; juste ce dont, à présent, celui qui l’a empêchée de l’être a besoin pour pouvoir lui-même exister. Ça se dit en d’autres termes : il s’est tiré une balle dans le pied. Hier, le problème se ramenait à convoquer l’opposition de la position du parti le mieux représenté. Ce qui était possible.

Aujourd’hui, on la convoque de celui d’une force marginale qui cherche à gravir à nouveau les échelons et supplanter toutes ces forces d’opposition. Personne ne répondra à l’appel du MRC. Personne. Si j’étais leader d’un parti ainsi convoqué, je ne viendrais pas. Et pour une raison très simple : où serait mon intérêt de faire la courte échelle à un rival ?

Il serait stratégiquement préférable, selon la méthode des Horaces contre les Curiaces, de mettre ce MRC hors-jeu en lui faisant reprendre tout le parcours des locales et des législatives en 2025 : ce qui élimine Kamto pour cette date à la course pour la présidence du pays et démarque de nouveaux challengers. Voilà le jeu de la politique…

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