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[Formation Managers d’Artistes] Le défi de la distribution digitale

Les nouvelles technologies, Internet et les flux numériques ont bouleversé le paysage économique de l’industrie de la musique dans le monde. Celle-ci a pendant longtemps mené une lutte contre l’avancée des nouveaux modèles économiques apparus avec Internet. Mais aujourd’hui, les Majors investissent dans le numérique tandis que les opérateurs télécoms et autres plateformes deviennent des acteurs incontournables dans la distribution. Le Cameroun n’échappe pas à ce constat malgré les difficultés rencontrées entre la maîtrise de la distribution digitale par les professionnels de musique, et la nécessité de mettre en place une stratégie pertinente de déploiement. 

Armand Nguele du LabelDigital est revenu sur l’un des pilliers de la distribution des produits musicaux ce jeudi 18 mars 2021. D’entrée en jeu, les 4 éléments du marketing ont été rappelés afin de mieux cerner les enjeux. En marge, 3 façons de distribuer la musique ont été identifiés.

1-La distribution directe

Ici il représente une infinie partie des moyens de distribution. Il s’agit de négocier avec les grandes plateformes telles Spotify, Deezer, Apple Music etc…l’introduction de ses produits musicaux selon des taux, pourcentages de perception.

La distribution digitale, c’est avant tout de la distribution. Et comme pour la distribution physique, c’est l’action de mettre à disposition au public un phonogramme. Les différences entre le modèle de distribution classique et le modèle de distribution digital sont multiples. Il y a plusieurs canaux de consommation du phonogramme, donc plusieurs marchés et donc plusieurs modèles économiques.

BandCamp par exemple, propose aussi une offre intéressante, gratuite, permettant de vendre votre musique en physique ou digital ainsi que votre merchandising (commission de 15% pour le digital, 10% pour le merch), de créer une page personnalisée correspondant à l’image de votre groupe, de récupérer des adresses mails, de modifier les informations diffusées de manière réactive…

 

2-L’Agregation

La plateforme TuneCore comme exemple, idéale pour les petits labels indépendants. Les agrégateurs travaillent avec des plateformes de streaming, des chaînes TV, des interfaces de téléchargement.

Certaines plateformes de streaming laissent les musiciens distribuer leur musique par eux même, mais une grande majorité d’entre elles demandent de passer par un agrégateur. Ces agrégateurs, tels que Spinnup, permettent aux musiciens de distribuer leur musique avec leur pochette personnalisé, leurs données et les paramètres de sortie de leurs titres. La plupart de ces services fournissent aux artistes les codes ISRC et UPC gratuitement.

Ces codes sont un peu la carte d’identité de chacun de vos projets. Enfin, ces plateformes vous donnent aussi accès à vos statistiques et récupèrent les revenus de vos écoutes et téléchargements pour vous les reverser.En contrepartie de ce service, certains distributeurs prennent un pourcentage de vos royalties.

« Le fait d’être chez des agrégateurs n’empêche pas de développer d’autres stratégies de présence et de distribution » explique t’il au public.

3-Les agences de distribution digitale

La plupart des grands artistes fonctionnent avec des agences. Dadju par exemple gère ses sorties via les interfaces de distribution. Elle apporte un peu plus de stratégie encore que les membres d’une agence ne travaillent pas gratuitement ( selon des agences des commissions).

Youtube et SoundCloud sont de bons moyens de lancer votre carrière mais en progressant il est important d’augmenter votre portée en utilisant les grandes plateformes comme Spotify et Apple Music. Ces plateformes sont l’endroit où les artistes sérieux prospèrent et c’est là où vous avez le plus de chance de trouver de vrais fans. Et pour cause : en 2019, on estime à 255 millions le nombre d’utilisateurs ayant souscrit à un abonnement payant sur les plateformes de streaming.

La monétisation est une équation qui répond aux principes de protection de ses produits musicaux malgré sa nature complexe. 

En tant qu’artiste indépendant, vous pouvez générer des revenus sur YouTube le programme partenaires et en activant les annonces sur votre chaîne. Vous vous concentrez sur votre musique, et YouTube diffuse des annonces en lien avec votre chaîne et susceptibles d’intéresser vos fans. YouTube collecte l’argent auprès des annonceurs et envoie les paiements sur votre compte AdSense. Remarque : pour pouvoir participer au Programme Partenaire YouTube, une chaîne doit avoir cumulé 4 000 heures de visionnage au cours des 12 derniers mois et atteint 1 000 abonnés.

Avec plus de 200 millions d’utilisateurs mensuels dans le monde, SoundCloud est aussi une source de revenus parfois non négligeables pour les artistes.

 

 

 

Lire aussi: [Musique] Les Managers d’Artistes à la bonne école

[Musique] Plaidoyer pour la construction d’une industrie

 

 

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