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[Football] Le nouveau secrétaire général et les vice-présidents de la CAF version Motsepe sont connus

 

Véron Mosengo-Omba, directeur de la division Associations membres de la FIFA, remplace le Marocain Abdelmounaïm Bah au poste de chef de l’administration (secrétaire général) de la Confédération africaine de football (CAF). Patrice Motsepe, le nouveau président de la CAF, a par ailleurs choisi ses cinq vice-présidents : le Sénégalais Augustin Senghor (1er), le Mauritanien Ahmed Yahya (2e), le Djiboutien Suleïman Waberi (3e), le Camerounais Seydou Mbombo Njoya (4e) et la Comorienne Kanizat Ibrahim (5e).

 

Au lendemain de son élection à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF), Patrice Motsepe a dirigé son premier Comité exécutif. Une réunion durant laquelle le Sud-Africain a officiellement désigné ses cinq vice-présidents. Sans surprise, et conformément au compromis signé à Rabat fin-février, Augustin Senghor est devenu 1er vice-président et Ahmed Yahya le 2e. Le Sénégalais et le Mauritanien avaient accepté de se retirer de la course pour la présidence de la CAF. Le Djiboutien Suleïman Waberi devient, lui, 3e vice-président.

Entrées fracassantes du Cameroun et des Comores

La surprise est plutôt venue des 4e et 5e positions. Ce sont finalement le Camerounais Seydou Mbombo Njoya et la Comorienne Kanizat Ibrahim qui ont obtenu les deux derniers..

Mbombo Njoya signe au passage l’une des « remontada » les plus retentissantes de l’histoire de la CAF. Il y a encore quelques jours, il était inéligible pour un poste au sein du Comité exécutif. Le Tribunal arbitral du sport a cependant validé sa candidature de justesse. L’intéressé s’est ensuite largement  imposé, 45 voix à 7, face au Tchadien Adoum Djibrine. « J’en profite pour remercier le président Motsepe d’avoir porté son choix sur mon pays, car c’est d’abord mon pays qui compte et pas ma personne, a-t-il réagi. Je compte apporter ma contribution à ce gros challenge qui nous attend : redresser cette maison CAF qui est un bateau à la dérive ».

Kanizat Ibrahim, elle, n’en revenait pas. L’ex-patronne du Comité de normalisation de la Fédération comorienne était encore peu familière du monde du football, il y a quelques années. « Je ne réalise pas encore, s’est-elle réjouie au micro d’Olivier Pron. C’est nouveau mais c’est aussi un plaisir parce qu’on voit un changement dans la manière de gouverner la CAF et ça, c’est très important. On donne davantage d’importance à la femme et ça, c’est immense ».

Kanizat Ibrahim est la toute première femme à atteindre ce niveau de responsabilité à la CAF: « Le fait de devenir vice-présidente, c’est un grand pas. Il faut permettre à tout le monde de rêver. C’est quelque chose de très beau qui m’arrive, effectivement, et je suis très fière, et pour mon pays et pour le football au sens général. J’espère pouvoir y apporter énormément de choses », a-t-elle ajouté au micro de RFI.

Une vice-présidente de la CAF qui a 45 ans et qui n’a pourtant consacré pleinement que quinze mois au football – entre novembre 2019 et janvier dernier – quinze mois que la chef d’entreprise dans l’événementiel a passé à la tête du Comité de normalisation de la Fédération des Comores où elle a pu faire apprécier ses qualités : « Au départ, elle n’avait pas une grande espérance du football, elle n’était pas du milieu. Mais elle a mené les réformes qui devaient être faites. C’est une femme de poigne », souligne Saïd Ali Athoumane, président de la Fédération comorienne.

Lire aussi: Confédération Africaine de Football: Patrice Motsepe, futur président de l’instance

 

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