ECONOMIEPOLITIQUE

[Économie Verte] ECOFAC 6, lorsque le climat & les aires protégées deviennent une mission d’urgence

La deuxième session du Comité de suivi national relatif au programme ECOFAC 6(lancé en 2017) s’est ouverte à Yaoundé le 4 mars 2021. Sous l’égide de l’Union Européenne, avec la participation de la Cellule d’appui à l’ordonnateur national (CAON FED), du Ministère de l’économie, planification et aménagement du territoire, de nombreux départements ministériels techniques, des organisations internationales, OSC, les réflexions engagées reposent sur les avancées concrètes en faveur de la protection de la biodiversité en Afrique centrale. 

La pandémie de COVID-19 nous rappelle avec force le lien inextricable qu’il existe entre les humains, la faune et l’environnement. La plupart des épidémies de zoonoses trouvent leurs origines dans une rupture de cette relation, résultant d’une exploitation non durable de la nature.

Dans le cadre de sa stratégie en matière de biodiversité pour 2030, l’UE souligne qu’ »investir dans la protection et la restauration de la nature sera essentiel pour la reprise économique après la crise COVID-19″ et s’engage à renforcer son soutien aux pays partenaires afin d’atteindre les nouveaux objectifs mondiaux, de combattre la criminalité environnementale et de lutter contre les facteurs d’appauvrissement de la biodiversité.

La Représentante personnelle du MINEPAT a dans son allocution de circonstance jeudi 4 mars 2021, précisé les contours et dresser la carte de l’écosystème camerounais.

Lire la suite: Sauvegarde de la Biodiversité : Le PNUD renforce les capacités du MINFOF

Culture de l’ananas : Entre déforestation et usage des pesticides

 

« En ratifiant la convention sur la biodiversité adoptée à la conférence de Rio de juin 1992, la République du Cameroun s’est pleinement engagée à investir dans la conservation de la biodiversité, raison pour laquelle il fait, depuis 1930, des efforts visibles de conservation de sa biodiversité. Le Cameroun compte actuellement trente (30) aires protégées recouvrant un peu plus de 9 millions d’hectares, soit 20 % environ du territoire national. On y dénombre dix-huit (18) parcs nationaux, sept (07) réserves de faune et cinq (05) sanctuaires de faune. Les parcs nationaux et les réserves de faune susmentionnés constituent la majorité des aires protégées du pays. Ce réseau d’aires protégées est complété par quarante-cinq (45) Zones d’Intérêt Cynégétiques (ZIC), vingt-et-six (26) Zones d’Intérêt Cynégétiques à Gestion Communautaire (ZICGC) et trois (03) jardins zoologiques, lesquels couvrent près de 5,6 millions et huit (08) hectares respectivement » a t-elle précisé à l’assistance.

La délégation de l’Union Européenne par ses porte voix, a expliqué la charte graphique du programme, dans le sens des éléments du biotope, flore, faune et des 6 pays de la sous régions impliqués tels le Gabon, la Guinée Équatoriale ou encore la RDC. Le rappel des recommandations et la présentation des acteurs a permis de dessiner le fil d’ariane des réflexions entamées.

Il est à noter que le Secrétariat général de la Communauté assure la maîtrise d’ouvrage et la présidence du Comité de pilotage à travers l’Unité de Coordination Régionale, créée en son sein. Les Etats bénéficiaires (Cameroun, Congo, Gabon, République Centrafricaine, République Démocratique du Congo, Tchad et Sao Tome et Principe) assurent la maîtrise d’œuvre à travers l’Ordonnateur National en lien avec le Ministère sectoriel en charge des aires protégées. Les opérateurs, en majorité des ONG internationales ou des institutions du groupe CGIAR (cas du CIFOR) à l’exception de l’Agence Nationale des Parcs Nationaux (ANPN) au Gabon, ayant contractualisé avec les Délégations de l’Union européenne, assurent la mise en œuvre sur le terrain en liaison avec les Directions des aires protégées. L’objectif est de parvenir à une saine économie des aires protégées.

Il convient de noter que l’ambition de l’Union Européenne est que la biodiversité et les services écosystémiques associés soient préservés durablement afin qu’ils continuent à contribuer au bien-être de l’homme et à sa prospérité. C’est une priorité absolue faisant partie du « Pacte vert » voulu par la nouvelle Présidente de la Commission européenne Ursulla Von Leyen.

 

 

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