CULTURE

[Charlotte Dipanda : « Je n’ai pas envie que les gens se suicident sur mes chansons »]

Dans une interview accordée à nos confrères de la Radio France Internationale, Charlotte Dipanda se livre à cœur ouvert sur son 5e album solaire et autobiographique baptisé « CD ».

Cet album est traversé par des textes engagés et des textes hymnes à l’amour est pour la chanteuse, une volonté de décrier certains maux que traversent les sociétés africaines.

Parlant par exemple de « L’Ombre d’une autre », où elle aborde les humiliations conjugales et l’adultère Charlotte explique : « C’est un sujet tabou en Afrique qui ne doit plus l’être. C’est récurrent et ça ne doit surtout pas être considéré comme la norme. Cela crée des dégâts psychologiques énormes car on interdit à la femme de se plaindre et de dire sa souffrance. Cela remet en question la place de la femme dans notre société. Je voulais aborder ce thème pour pousser à y réfléchir. Ce n’est pas une situation qui doit être subie et taboue ».

Au sujet du titre Madiba, qui signifie « l’eau » le coach du télé crochet The Voice Afrique francophone indique que c’est une métaphore pour aborder la place de l’eau en Afrique. « Dans cette chanson, je me situe en tant qu’Africaine et en tant que Camerounaise. Il y a encore en Afrique et aussi au Cameroun beaucoup de foyers qui n’ont pas accès à l’eau courante. Pourtant c’est un besoin primaire. Cette chanson est une manière d’interpeler nos dirigeants ».

Le titre « Quand tu n’es pas là » qui aborde un thème triste sur une ritournelle dansante…

« Je voulais écrire sur le vide laissé par l’absence de l’être aimé avec une musique joyeuse. J’aime beaucoup les contrastes entre le propos des chansons et leurs arrangements. Je n’ai pas envie que les gens se suicident sur mes chansons (Rires). On peut tout à fait danser sur une chanson triste. Et puis, je n’ai jamais eu autant envie d’être heureuse que depuis la pandémie, c’est mon disque le plus solaire », fait-elle savoir.

Quant à « Cœur en cage » en duo avec son complice Singuila, Charlotte rassure : « Singuila est centrafricain-congolais et a grandi en France mais nos démarches sont similaires. Il y a dans sa musique ce flow typiquement africain, qu’on retrouve partout chez lui dans des styles différents comme sur Rossignol qui s’inspire de la rumba africaine. Il fait la même chose que moi avec le makossa, par exemple ; Singui s’inspire de la musique afro du passé en y apportant un regard actuel très personnel. Cela faisait longtemps que j’avais envie de faire une chanson avec lui et je voulais l’éloigner de son image de « mauvais garçon » (Rires). Sur cette chanson, on chante que l’amour peut rendre heureux et donner l’envie d’être en cage (Rires) ».

ActuMuzik-Afrika

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