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[BRAND NEW] Charlotte Dipanda ne veut pas vivre dans « L’ombre d’une autre »

Deuxième extrait de son cinquième album mis en ligne le 26 Février 2021, la chanson mixée et arrangée par Guy Nsangué parle de relation amoureuse en double jeu. La chanteuse camerounaise est décidément restée sur son créneau à travers son nouveau projet « CD » qui porte l’estampille d’Universal Music Africa. Moins d’une semaine après sa présentation en Côte-d’Ivoire, aucune date n’est encore connue pour des sessions d’écoute, ou des meet au Cameroun.

Il aura fallu attendre 2 mois après son premier extrait « Cœur en cage » avec le crooner franco-congolais Singuila qui cumule aujourd’hui à plus de 2 millions de vues. Charlotte Dipanda revient cette année 2021 avec un nouvel album dans ses valises, depuis son label deal avec Empire Company et Universal Music Africa. Pour cet exercice, l’album qui porte les initiales de son nom, est composé de 10 titres.

 

Pour ce paraphe l’on constate que la chanteuse a conservé le cap et son apparence naturelle sans troquer sa personnalité. Elle conte dans une étrange poésie l’histoire d’une femme qui croyait avoir trouvé le parfait amour, sans savoir que son mari est éprise sentimentalement d’une autre femme. C’est en effet une histoire déjà entendu, ou vécue dans nos familles. C’est une histoire dont Charlotte essaie de déblayer le message de la déception, de la persévérance, de la trahison en amour. Charlotte a littéralement habitué son public aux berceuses d’un autre genre, à la construction des love stories tout au long de ses albums « Dube L’am » ou encore « Mispa ».

L’on constate que le titre est co-écrit avec Lisette Koum et arrangé par Guy Nsangué omniprésent dans la composition et les arrangements de l’artiste depuis le début de sa carrière solo. La musique de Charlotte Dipanda est un travail de mixité et d’inter culturalité. Au vu de ses nombreuses collaborations et de ses envies, il n’est donc pas étonnant de voir cette chanteuse se balader associant plusieurs styles musicaux et ce dans trois langues différentes.

 

Ses compositions comprennent des rythmes traditionnels africains, et principalement ceux de son pays natal. Ainsi, on peut l’écouter sur des airs de Makossa, et aussi (très souvent en concert) de Bikutsi, de Ben-skin. Elle chante dans sa langue maternelle, le bakaka, un dialecte de Nkongsamba dans le Moungo, ainsi qu’en français et en douala.

Ses chansons reflètent bien l’influence qu’elle a eue depuis sa jeunesse des artistes qui l’ont marquée, tels que, Cesária Évora, Toto Guillaume et Bébé Manga. Aussi, de par les thèmes qu’elle aborde, on note l’influence de l’environnement socio-culturel dans lequel elle a grandi : l’amour, la haine, la jalousie, la douleur, le retour aux sources, la vie, la mort, la foi. Enfin, on observe aussi dans ses albums la présence très forte des polyphonies afro-pop et soul. « L’ombre d’une autre » ne se détache pas musicalement de ses envies et de sa construction musicale traditionnelle, toutefois, l’on pressent de la couleur commerciale dans chacune des propositions de son nouveau projet « CD » dont nous analyserons prochainement.

 

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