SOCIETE

Bertoua : Ville sans eau

Le déficit d’alimentation en eau potable préoccupe toujours les populations de la ville.

Au sein de nombreux ménages à Bertoua, le système d’alimentation en eau potable connaît des failles, à côté de la rareté du précieux liquide se pose le problème de la qualité. C’est le cas chez Ngobeyou Marceline, domiciliée au quartier Radio à Bertoua : “l’eau du robinet est tellement rouge qu’on ne peut même pas l’utiliser, et l’eau coule rarement. La Ville de Bertoua connaît une croissance exponentielle , mais seuls 30 % des ménages sont connectés au système d’alimentation en eau de la Camwater, les 70% autres non desservis en eau potable ont développé des astuces pour s’en procurer à Mokolo Safari , par exemple une source vieille de plus de deux décennies d’existence alimente plus de 300 personnes : « il y a trop de monde , et on a instauré un système de contribution pour mettre la propreté “ nous confie Taf responsable de la source de Mokolo Safari.

Auprès des responsables de la Camwater à l’Est, on rassure que d’ici la fin du mois de Mai, tout rentrera dans l’ordre à travers le projet de réhabilitation de renforcement et d’extension du système d’alimentation de la ville de Bertoua co-financé à hauteur de 10 milliards FCFA par le gouvernement Camerounais et l’AFD: “c’est un projet qui va porter la capacité de production qui est actuellement à 2200m3 à 8800m3, le taux d’exécution des travaux est de 85%. Les populations de la ville de Bertoua restent sur l’attente de la fin de ce projet qui va mettre fin à leur calvaire. L’eau, cette ressource naturelle indispensable à la vie, est la chose là moins partagée dans la région de l’Est. L’accès à l’eau salubre s’apparente à un véritable chemin de Croix pour le commun des mortels dans les différents départements de la région de l’Est qui tirent pourtant leurs noms des différent cours d’eaux : Haut Nyong, Kadey , Boumba et Ngoko, Lom et Djerem , en sont des parfaites illustrations .

C’est donc l’eau qui devait manquer le moins dans la région de l’Est. Pourtant à voir ce qui coule de nos robinets et ce que consomment les populations, les frissons fusent de toute part notamment sur le contrôle et la qualité de l’exploitation du service public de la distribution de cette eau pas du tout incolore, inodore, sans doute impropre à la consumation et qui dresse ainsi le lit aux maladies hydriques. Mais en vérité la production de cette ressource doit cessez d’être l’affaire de la seule société concessionnaire pour figurer dans les grandes lignes des cahiers de charges des municipalités et autres partenaires privés qui ont eux aussi l’obligation de protéger la vie surtout en ce temps de crise sanitaire liée au corona virus où le lavage régulier des mains à l’eau courante et du savon s’impose comme un impératif catégorique.

Le Jour 

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