CULTURE

Show Bizz : Happy le jeune qui fait vibrer le 237

Avec plus de 300 mille vues sur Youtube en 6 jours, ce jeune de 16 ans devient le premier chanteur du « Mbole » à atteindre ce record.

C’est un jeune garçon, au regard naïf qui voit sa vie basculer du bon coté depuis moins d’une semaine. « Une seule minute ne passe plus sans que je ne reçoive les messages de félicitations des fans à travers le monde entier », dit-il souriant. A 16 ans seulement le jeune artiste vient d’apprendre qu’il est le premier chanteur de Mbole (une musique populaire camerounaise des enfants du Ghetto), à atteindre plus de 200 mille vues sur Youtube à moins d’une semaine. « C’est une grande fierté pour moi. Je remercie d’abord Dieu ensuite mes fans », lance-t-il son casque musical aux oreilles.

L’histoire du jeune Happy est aussi passionnante qu’édifiante. Né à Akono, une petite bourgade de la Mefou et Akono dans la région du centre. Le jeune Happy grandit entre les mains de son grand-père et de sa grand-mère. A 3 ans, il accompagne ses oncles, le mercredi et le dimanche au Cop Monde (un mouvement d’action catholique des enfants). « La tradition au cop monde était de faire l’animation avant chaque rencontre. Et à chaque animation, Happy, le plus jeune du groupe essayait aussi à sa manière de chanter et de danser », raconte son oncle. Très tôt, il attire l’attention des religieuses qui coordonne le mouvement. « A la maison, Happy prenait les vielles boites, qu’il transformait en batterie et jouait pendant que nous étions à l’école », ajoute-t-il. A 4 ans, Happy interprète son premier play-back au Cop Monde à l’occasion de la fête de Noel. Cette prestation lui vaut des cadeaux et une salve d’applaudissements. « Nous étions très surpris de la prestation d’un enfant de son âge », témoigne un ancien séminariste de l’équipe de coordination du mouvement.

A 10 ans le jeune Happy quitte Akono pour Yaoundé. Il s’installe au quartier Efoulan où il vit avec sa mère et sa tante. Il s’inscrit au Lycée du même quartier en classe de 5e et y fait un parcours sans faute jusqu’en seconde. Entre 13, 14 et 15 ans, le jeune Happy répète les crises d’adolescence. « Il ne voulait plus aller à l’école et disait qu’il veut faire la musique », raconte un proche de la famille. Avec la pression de la famille, il continue malgré lui d’aller à l’école. Au même moment, il se lance dans l’animation des veillées. Un jour alors que son oncle lui reproche de refuser l’école, il lui avoue qu’en songes, Dj Arafat a fait de lui son successeur. Un rêve, qui n’est pas loin de devenir réalité, quand on écoute son premier coup d’essai qui sonne comme un véritable coup de maitre. O Tchapeu , Tchapeu !

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Arnold Brice

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