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« Poyou » : Le dernier rempart de notre Patrimoine culturel

Invitée du Réseau des Journalistes culturels du Cameroun mardi 8 décembre, l’artiste est allée chercher en confidences, les raisons d’un choix à la fois audacieux et perpétuel. Cinq ans après son tube « Ndolo comment ça va? », Kareyce Fotso revient ce 10 Décembre 2020, avec un premier extrait de son album à venir « Magic Woman » à fleur de peau, dont l’esprit se situe au-delà de nos frontières.

Toute en grâce, Kareyce est revenue sur les chemins qu’elle a dû arpentée pour cueillir un succès qui lui vaut une reconnaissance nationale et internationale constante. Bien qu’elle ait appris à jouer à la guitare et aux autres instruments très tard, elle regrette néanmoins ne pas pouvoir produire certaines choses musicalement, toutefois, elle se met dans un esprit d’apprentissage.

La multi-instrumentiste métissée a voulu poser au centre de notre attention à la fois un cadeau, mais aussi un formidable mélange entre tradition et modernité : Poyou ; Entre paysages montagneux, glousses de décoration au sein des Chefferies de la région de l’Ouest, les danses patrimoniales, et cérémonies en hommage aux ancêtres comme il en est de coutume, la chanteuse lance ainsi un Plaidoyer Patrimonial.

Tourné entre l’Ouest (Bandjoun) et la Région du Centre, précisément à Yaoundé, elle additionne ainsi un regard bienveillant sur notre richesse culturelle, qui traduit de l’authenticité des différentes tribus, que l’on devrait transformer en force ! Se montrer au monde tel que l’on est, toujours une forme d’altruisme positif, qui apporte une valeur ajoutée.

Musicalement, je croirai entendre San Fan Thomas dans son éternel Makassi, à cause de la guitare bass et à la fois rock y jouées. Du makossa et du Mangambeu, noyées dans une trompette et arrangements qui rappellent Aladji Touré et Henri Njoh ; Très coloré et chorégraphiquement bien joué, l’émulation et la force qui s’en dégage se retrouve dans le vestimentaire et les lieux de tournage. « Poyou » est une alarme en notre faveur, un vrombissement pour le Patrimoine africain.

Une carrière bien remplie

En 2009, Kareyce Fotso obtient le « Visa pour la création » de Cultures France (Institut français). En septembre, elle représente le Cameroun aux Jeux de la Francophonie et à la première commémoration de la fin l’esclavage aux Nations unies. En novembre, elle dévoile son premier album Mulato qui sera finaliste du Prix découvertes RFI. En solo, elle participa au Festival Sukiyaki au Japon. Un an plus tard, Kareyce travaille avec l’agence Contre-Jour et entame une carrière de tournées internationales. Elle se produit au festival Musique métisse à Angoulême, au Rudolfstatd Festival entre autres.

En 2012-2013, elle joue, dans le cadre d’Acoustic Africa Women Voices, avec Dobet Gnahoré & Manou Gallo, puis pour le festival Only French en mai 2013 à Dakar, et en novembre à Paris à La Boule noire. Depuis 2017, elle est ambassadrice des Jeux de la Francophonie, et chante dans 8 langues nationales.

Lire aussi: [TALK] Sandrine Nnanga « Je fais la musique pour faire battre les cœurs et toucher les âmes »

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