CULTURE

Culture : Des médailles remises dans le cafouillage

Le protocole du ministère des Arts et de la culture a été vite débordé par la foule de parents et amis d’artistes et les photographes qui ont envahi la scène au cours de la cérémonie.

 

Tout avait pourtant bien débuté. Par voie de communiqué de presse, le ministre des Arts et de la culture annonçait la cérémonie de remise des médailles à 65 artistes, acteurs et promoteurs culturels vendredi 27 novembre à Yaoundé. Présidée par le premier ministre Joseph Dion Ngute, la cérémonie s’est déroulée dans le cadre des journées de résilience artistique et culturelle du Cameroun (Jracc).

Dès 8h, les 24 pôles artistiques et culturels nationaux installaient leurs stands au musée national, donnant ainsi une ambiance de grande fête à ce rassemblement. L’art cinématographique, l’art plastique, les danses traditionnelles, le design, la mode, la gastronomie camerounaise étaient à l’honneur. Le public a fait montre de curiosité. Parti de Douala pour la capitale politique, Brice Nlend y a fait un tour pour la première fois. Au regard de la pléiade, le trentenaire n’a pas été déçu. « C’est la première fois que j’entre au musée. C’est une joie pour moi. En tant que passionné de lecture, c’est tout naturellement que je me suis dirigé vers le stand des livres. En guise de souvenir, j’ai pris quelques-uns », se réjouit-il.

Vers 12h, la mise en place des populations et de récipiendaires est terminée à l’esplanade du musée national. Le premier ministre prend place aux côtés du ministre des Arts et de la culture et de son Secrétaire général. Des membres du corps diplomatique invités ont déjà pris place. «Comme vous le savez, la Covid-19 a cruellement soustrait au Cameroun un nombre important de ses valeureux talents, et sevré la communauté des mélomanes de certaines de ses icônes (…). Alors que certaines personnes prédisaient un effondrement total du sous-secteur Arts et Culture (…), nous avons ainsi assisté à un enrichissement du vocabulaire évènementiel avec l’avènement des notions de festivals virtuels, de concerts virtuels, d’expositions en ligne, de tourisme numérique, de Musée Virtuel. Dans la même lancée, le Chef de l’Etat vient de décider, d’accorder les décorations à 65 artistes de disciplines variées, en reconnaissance de leur apport au rayonnement culturel camerounais, et qui plus est dans un contexte sanitaire particulier et dans lequel chaque initiative novatrice, qui s’inscrit dans le registre de la résilience, mérite les encouragements de la nation tout entière », a dit Ismaël Bidoung Mkpatt dans son discours d’ouverture.

Sous les chapiteaux, les parents et amis attendent avec impatience mais fierté, le début des décorations. Ils ont apporté de nombreux bouquets de fleurs et des agapes sont prévus juste après la remise des médailles. Ils sont 65 artistes et hommes de culture au total à être décorés. Ils évoluent dans les domaines : du cinéma, de la musique, de la littérature, de la photographie, de la mode, du journalisme culturel, du patrimoine culturel et du tourisme

Les médailles sont de différents grades : Commandeur de l’ordre de la valeur, officier de l’ordre de la valeur, chevalier de l’ordre de la valeur, Grand cordon de l’ordre du mérite, chevalier de l’ordre du mérite. Le chanteur Ange Ebogo Emerent est le premier à recevoir sa médaille. Il reçoit le Cordon de l’ordre du mérite. Henri Njoh, va recevoir la médaille de Commandeur de l’ordre de la valeur. Jean-Pierre Bekolo, Grace Decca, K-Tino, celles d’officier de l’ordre de la valeur. Le public jusque ici discipliné envahi l’estrade sous des acclamations et cris stridents. Chacun s’improvise photographe et le protocole peine à rétablir de l’ordre. Un cafouillage s’installe. Les journalistes ont dû mal à capturer les images de ce grand moment. Les stars de la musique urbaine cristallisent les attentions. Wax Dey, Magasco, Mr Leo sont bien venus prendre leurs médailles. Mais Stanley Enow est absent. « Il se trouve à l’étranger. Il ira prendre sa médaille à son retour », a-t-on appris d’un membre de son équipe de communication. Pour Ange Ebogo Emerent, cette distinction est le fruit de longues années de labeur. « Cette reconnaissance vient rehausser l’image de l’artiste et de la musique camerounaise. Il faut de l’endurance pour arriver là. Quand on fait une musique éthique, c’est normal qu’on arrive là. Ça fait 51 ans que je fais de la musique. Je remercie les camerounais pour avoir accepté ma musique durant tout ce temps ». D’après la chanteuse Beko Sadey, un modèle de la jeunesse doit être exemplaire. « Une reconnaissance est toujours appréciée d’autant plus que je suis un peu comme une boussole de la culture our la jeunesse camerounaise. Un repère. C’est pour cette raison que je suis heureuse et contente », se félicite « La mater qui rappe ».

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