SOCIETE

Agro-écologie: L’IRAD expérimente aquaponie

La culture conjointe aquaculture et agriculture a été mise en vitrine lors des Journées d’excellence de la recherche scientifique et de l’innovation pour la région de l’Est (JERSIR-EST) 2020.

Par Ulrich Mmala

Contraitement il s’agit d’un système qui unit la culture de plante et l’élevage de poissons. Ici les plantes sont cultivées sur des bacs ou billes d’argile, pouvant être irriguées en circuit fermé par de l’eau provenant d’aquarium où sont élevés les poissons.

Des bactéries aérobies issues du substrat transforment l’ammoniaque contenu dans les urines et déjections des poissons en nutriments (nitrates notamment), lesquelles sont directement assimilable par la végétation. Alors l’eau purifiée retourne ensuite dans l’aquarium.

selon le chercheur Alain Christian Missé, l’aquaponie présente des avantages bénéfiques sur plusieurs plans. Au plan socio-économique, il permet de générer des revenus issus de deux productions différentes, à savoir les plantes et les poissons. Facile et agréable à entretenir, c’est un système qui peut être implémenté partout, même en ville.

Sur le plan écologique, l’aquaponie est un système agricole de l’avenir au regard des catastrophes naturelles, des changements climatiques, de la croissance démographique.

C’est un système très économique en matière de gestion de l’eau. Avec son système de recyclage, il utilise moins de 10% des quantités d’eau utilisées en pisciculture et en agriculture ordinaire.

Activité non polluante

Des études menées depuis environ huit mois à la station polyvalente de recherche agricole de Bertoua donnent des résultats satisfaisants, non seulement en termes de croissance, de qualité et de goût mais aussi en termes d’espace. Puisqu’il permet de cultiver intensivement sur des surfaces réduites.

contrairement à l’aquaculture et l’agriculture qui polluent, l’aquaponie ce veut système propre qui ne demande pas d’intrants chimiques et ne rejette aucun polluant dans la nature.

En fonction de la densité de poissons à grossir, on peut produire en moyenne 350 g à 650 g de plantes par mètre carré de bac de culture.

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