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[TALK] Sandrine Nnanga « Je fais la musique pour faire battre les cœurs et toucher les âmes »

La jeune chanteuse interprète a décidé de passer un cap s’agissant de sa carrière solo. « Introduction », tel est l’intitulé de son tout premier album, dont la sortie le 13 Novembre 2020, sera ponctuée par un 100% live. Mais avant, elle a tenu à partager avec les journalistes culturels le 5 Novembre à Yaoundé, ce qui se cache derrière son premier bébé.

Elle ne se sépare jamais de son sourire et de sa bonne humeur. A croire qu’elle s’est construite son idéal de paradis sur terre. Elle, c’est Sandrine Nnanga, la douce voix qui a conquis les cœurs des camerounais il y’a moins de 5 ans. Mais avant, le passé a été son premier maitre, comme d’ailleurs la plupart des talents en la matière. Elle se souvient alors en 2010, jeune élève au Collège La Retraite situé à Warda-Yaoundé, de moments esquifs.

Lors d’une compétition musicale interscolaire, elle est repérée par Serge Maboma, l’un des mastodontes de la musique, du Groupe éponyme MACASE. La team Sandrine fait alors une reprise du titre « Wetam » de Sanzy Viany qui en passant, était présente. « Sandy » comme elle est appelée affectueusement, se confie : « Il y’a énormément de moments qui m’ont marqué. Entre la naissance de mon enfant le 14 février 2020, la sortie de mes quatre singles. Je me souviens encore de ce fameux jour, c’était le 11 février 2010 au cours d’un concours scolaire ou Serge Maboma et l’orchestre de Macase avec Ben qui est venu me chercher en son nom. Sur une reprise de cette chanson, qui a fait de moi ce que je suis aujourd’hui. Je peux dire que c’est à cette occasion que je fais si l’on peut l’appeler mon premier spectacle et la rencontre avec la défunte Merveille ».

De la naissance de sa carrière solo

Des évènements catalyseurs, Sandrine en garde plusieurs, en marge de son entrée avec le groupe MACASE en 2011, c’est surtout le décès de Merveille Tsambe à la suite d’un accident de la circulation qui va changer la donne sur le plan personnel. Après avoir parcouru le monde avec le crew, Sandy se dit alors pourquoi ne pas foncer, et se montrer au monde. Elle en parle à sa famille, précisément sa maman, qui lui fournira le soutien nécessaire, mais aussi plusieurs proches dont son grand frère Guy Atangana.

« J’ai enregistré Mulema en 2017, juste après le décès de Merveille et je pense que c’est cela qui a été le déclic pour ma carrière. Ce n’est que plus tard que la chanson est mise sur le marché. Je me suis dit, je vais arrêter de me cacher derrière tonton Serge (Rires) et les autres, je vais faire face au monde. Critiques, propositions, je me suis dit je vais tous les prendre personnellement » souligne-t-elle. La suite on l’a connait. Le single « Mulema » est plébiscité par le public en avril 2018.

La chanteuse ne s’arrête pas là, et poursuit son aventure en toute positivité. « O si Dimbéa » avec l’une des voix d’or du makossa Ben Decca (chanson écrite par Ben et Grace Decca en 1994). Puis un hommage aux mamans « Ma’a » en 2019.

Que propose Sandrine dans son album « Introduction »?

« Dans Introduction, je vous vends Sandrine avec ses peurs, ses angoisses, et enfin j’ai accepté de travailler sachant qu’il y’a des critiques devant, même si ton intimité est mis à découvert, je mettrai en exergue l’amour, les sentiments, mes joies, mes peines. » précise-t-elle au micro du Réseau. Sur cet album de 10 titres, elle argue en effet avoir 4 featuring dont des voix d’hommes. Des choix faits sur le plan artistique, de même que pour cet épisode qui se passera en autoproduction.

S’agissant de sa cible, Sandrine dit avoir un public à la fois exigent, compliqué et varié : « J’ai un public très compliqué, et dans cet album j’ai essayé d’apporter un peu de métissage, et j’ai des personnes présentes assez variées qui écoutent ma musique, mon public est tellement large, donc si toi-même tu aimes, un mélange de style sera ressenti. Des registres gospel, soul, du bikutsi (un peu) et des variantes ajoutées ».

Ecoute exclusive d’extraits de quatre chansons « Danse », « Ngaan », « Nguaré », & « Amir »

 

Côté jardin et nostalgique

La jeune maman d’un fils de 10 mois, avoue : « Ma maternité m’a permis à dépasser mon physique, de faire mon introspection. Cela m’a permis d’avoir un peu plus de rigueur, pas de laisser-aller, et cela m’a conforté en organisation, en confiance, être artiste et être maman, cela m’a permis d’avoir un sens plus élevé de responsabilités ».

Côté professionnel, elle souligne avoir gardé la même équipe de musiciens de son ancien collège, de Stephane Ndzana, petit jean, Gabin, Ben bass, Benjamin Mambo, qui sont présents lors de ses projets.

Elle poursuit en répondant aux préoccupations liées à son parcours académique. « Mes études de comptabilité et de marketing m’ont permis de capitaliser mon don. Ne pas être comme tous les autres artistes qui n’arrivent pas à joindre leur vision. Et d’ailleurs cela a été objet de discussions avec ma famille. Que ce soit Management, pour la phase 1, ou avec Taty Eyong ou j’ai été son manager sur son projet « c’est mon comme ça », ou encore avec Mabelle Fah qui a été ma seconde expérience à mes débuts dans le sillage de mes études. Après Introduction, ce sera le début d’une longue série d’albums je le crois véritablement, j’ai eu le cran de faire mon premier pas, il y’aura un second forcément »

A propos du titre « Amir » dédié à son enfant, et de son orientation musicale « C’est quelque chose que je porte depuis que je suis toute petite. Ce que je veux transmettre dans la chanson Amir c’est le bonheur d’être une maman. Quand j’ai chanté cela je voulais que cela sonne comme un classique, un fil harmonique, c’est un choix que j’assume et d’ailleurs si mes moyens me le permettent un jour, je ferai une reprise avec un orchestre harmonique ».

« J’ai pas voulu choisir un couloir de prédilection, c’est pourquoi j’ai décidé de faire à chaque projet au moins une chanson gospel. Dans l’album Introduction, il y’en a 2 par exemple, une louange et une adoration. Je ne mets aucune limite, je fais la musique pour faire battre les cœurs, et les âmes, mais si un jour, je n’ai que des inspirations Gospel, alors je ferai un album entièrement Gospel. Pour ce qui est des mélodies, je considère que la musique a autant d’importance que le texte dans des titres ».

https://www.facebook.com/reseaudesjournalistesculturelsducameroun/videos/773292869894479/

Sur la question subjacente à la distribution de l’album, elle dit l’existence d’un partenariat avec la maison AF pour la distribution de l’album. Et précise s’agissant des labels Majors qui écument notre environnement, « je n’avance pas en me disant que je vais forcément signer avec un major ». Une réponse qui met en lumière son caractère de patience au-delà du cadeau qui sera proposé au public dans une semaine. Rdv à l’Hôtel La Falaise de Yaoundé dès 19h !

Lire aussi: De sa voix chaude, Sandrine Nnanga honore les mamans sur une reprise de « Sweet Mother »

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