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Protestation : Semaine en noir pour les enseignants

Près d’une vingtaine de syndicats d’enseignants appelle à porter le noir, du lundi 2 au vendredi 6 novembre 2020, en réaction à l’assassinat des collégiens de Kumba.

 

Unis comme ce n’est pas souvent le cas dans ce corps de métier, le Snaes, le Snaef, le Tac, le Syntespric, l’Oneeps, le Snicomp, le Snepma, le Synaeepcam, le Cewotu, le Snieb, l’Onec, le Snuipen, le Sypres, le Peattu, le Beattu, l’Ode, la fecase et la Feser, tous des syndicats et des fédérations de syndicats de l’enseignement primaire et secondaire du Cameroun, ont signé le 28 octobre dernier, un appel au deuil pour les enseignants, par le port du noir. « Ils appellent tous les enseignants sur l’ensemble du territoire, en signe de deuil pour les martyrs de cette guerre, plus spécialement pour tout petits martyrs innocents de Fiango à Kumba, de se vêtir en noir toute la semaine du l’info 02 au vendredi 06 novembre 2020 ».

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Selon eux, « le massacre des enfants innocents de Fiango à Kumba est inadmissible, insupportable, intolérable. L’école est donc devenue l’enjeu principal de cette guerre et les élèves comme leurs enseignants sont plus que jamais les cibles privilégiées des marchands de mort », s’offusquent aussi bien Roger Kaffo Fokou, Etchu Daniel Ojong, Phouet Foe que Thobie Ondoa Mbassi, Charles René Koung, Joseph Nguemhe et les autres, eux qui font remarquer que ce n’est pas la première fois que les belligérants s’attaquent à l’école, depuis le déclenchement de la crise anglophone.

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En effet, soulignent-ils, « beaucoup (d »élèves et de parents d’élèves), sur le chemin aller ou retour de l’école, dans les salles de classes, ont été enlevés, battus, torturés, mutilés du doigt, de la main, tués et décapités ». Leur colère monte face à ce qu’ils appellent le « raid meurtrier » de trop, parlant de l’attaque de l’Académie internationale bilingue mère Francisca, avec le massacre de huit enfants et pas moins de douze blessés graves. « Les syndicats condamnent avec la plus grande fermeté cette escalade et cet aveuglement. Ils demandent qu’un dialogue inclusif et sans conditions soit organisé pour mettre fin sans délai à cette guerre qui n’aurait jamais dû avoir lieu ».

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L’on espère que cette fois, ils seront entendus car ce n’est pas la première fois qu’ils lancent un tel appel. Au lendemain de l’assassinat de l’enseignant Olivier Wountaî, ils avaient menacé avec la même collectivité de colère, de débrayer avant de freiner des quatre fers. Ils reviennent à la charge: « les syndicats d’enseignants se réservent, conformément à leurs droits constitutionnels, d’appeler à tout moment les enseignants à un arrêt de cours pour défendre l’école et des principaux acteurs violemment et de plus en plus ignoblement attaqués dans notre pays ».

Source LE JOUR

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