CORONAVIRUSSOCIETE

Covid-19 : 673 nouveau cas enregistrés en deux semaines

Devant l’incivisme et l’insouciance des uns et des autres, la maladie resurgit peu à peu au Cameroun. Le gouvernement rappelle à la communauté nationale toute entière que la pandémie n’est à ce jour, ni vaincue, ni éradiquée.

 

« Quand vous avez la maladie à coronavirus, vous avez de la fièvre, une fièvre élevée, la fièvre la plus élevée que vous ayez jamais eue dans votre vie. Ce ne sera pas comme les fièvres de la grippe typiques. Vous respirez lentement, comme si vous aviez une éponge coincée dans le nez. Lorsque vous essaierez de remplir l’air de vos poumons en inhalant fortement, vous vous sentirez toujours à bout de souffle. Et cela vous fera peur.

Vous allez tousser beaucoup, à tel point que vous allez vous fatiguer ; jusqu’à ce que vous vous évanouissiez presque. Chaque fois que vous le faites, votre poitrine, vos bras, votre dos, vos doigts et vos orteils vous feront mal. Vous allez essayer de reprendre l’air par le nez, ça va faire encore plus mal.

Si vous avez la chance d’être transféré dans un centre de prise en charge du covid-19, un médecin viendra et mettra quelques tubes d’un demi-pouce dans votre gorge pour passer les bronches et pénétrer dans les poumons. C’est ce qu’on appelle un respirateur artificiel. C’est vraiment dérangeant et ennuyeux, et en plus, vous ne pouvez ni parler ni manger », explique le Dr. Gaëlle Tenda, de l’Hôpital central de Yaoundé.

Au début de la survenue de la maladie au Cameroun, le gouvernement a mis en œuvre une stratégie nationale de lutte contre la covid-19, ce qui a permis de limiter la contamination et la propagation de la maladie. Mais malheureusement, devant l’incivisme et l’insouciance des uns et des autres, la maladie resurgit peu à peu.

Ainsi, en date du 1er novembre 2020, la situation épidémiologique au Cameroun faisait état de 22103 cas positifs, dont 673 nouveaux cas en deux semaines, 429 décès dont 05 au cours de ces derniers jours, 21 151 guérissons, 523 cas actifs et 45 patients admis en unités de prise en charge.

Soit un taux de guérison de 96%, un taux de létalité de 1,9%. Face à cette résurgence de la maladie au Cameroun, le gouvernement rappelle à la communauté nationale toute entière que la pandémie n’est à ce jour, ni vaincue, ni éradiquée ; aussi, les mesures barrière doivent être renforcées. C’est le conseil qu’a à nouveau véhiculé Manaouda Malachie, ministre de la Santé publique.

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Respect des mesures barrière

Par ailleurs, le ministre de la Communication, René Emmanuel Sadi, exhorte les camerounais à continuer de respecter les principales mesures barrière édictées par le gouvernement depuis mars 2020 à savoir : Se laver régulièrement les mains avec de l’eau propre coulante et du savon ou utiliser une solution hydroalcoolique; se couvrir le nez et la bouche avec un mouchoir jetable lorsqu’on tousse ou éternue, ou utiliser le pli du coude ; éviter tout contact étroit avec toute personne présentant des symptômes de la grippe ; maintenir une distanciation physique d’au moins 1,5 mètre ; porter un masque dans les lieux publics.

« La transmission de ces virus se fait par voie aérienne, par contact direct avec des sécrétions ou par l’intermédiaire d’un objet contaminé », explique l’Institut Pasteur sur son site.Concrètement, le virus se propage par les voies respiratoires, lorsqu’une sécrétion comme du mucus ou de la salive passe d’une personne à l’autre. La contamination peut se faire aussi par l’intermédiaire d’un objet : un premier individu, atteint par le coronavirus, peut ainsi contaminer une poignée de porte, qui sert alors de vecteur vers une seconde personne quand elle s’en saisira.

« La période d’incubation qui précède l’apparition des symptômes dure 3 à 6 jours et les traitements, s’ils sont nécessaires, sont symptomatiques (traitement de la fièvre, des congestions ou des douleurs éventuelles). Néanmoins, les infections à coronavirus ne sont habituellement pas diagnostiquées en raison de leur caractère bénin et de leur guérison spontanée », précise l’Inserm. Avant d’arriver jusqu’à l’humain, le virus transite par les animaux.

« La chauve-souris est un réservoir asymptomatique pour le Sras-Cov et le Mers-Cov. Pour être transmis à l’Homme, un hôte intermédiaire est nécessaire : la civette pour le Sras-Cov et le dromadaire pour le Mers-CoV ».

« A ce jour, il n’existe aucun vaccin ni traitement spécifique contre ces virus », explique l’Institut Pasteur. Le seul moyen d’éviter la propagation de la maladie consiste à mettre les patients atteints en quarantaine, le temps que les symptômes disparaissent d’eux-mêmes.

Source : Le Messager n°5651

 

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