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[CONCERT] De sa voix puissante, Joyce Babatunde donne des frissons à l’Alicia Keys!

Elle a donné de la voix durant un apéro-live le 5 Novembre 2020 à Yaoundé. Elle, c’est Joyce. Entre innocence, engagement, douceur, caresse vocale, la jeune talent a su conquérir le cœur et l’âme d’un public hétéroclite venu à sa rencontre. Immersion au sein d’une chanteuse qui dessine son histoire sortie des harpies.  

Lorsque je découvre Joyce, il y’a huit mois, en février 2020, bien avant le covid19, c’est lors des sérénades tropicales. Niché en plein cœur de Bastos, je découvre une chanteuse hors pair, qui n’a pas sa langue dans sa poche. Elle y mêle avec beaucoup de subtilité, et de sincérité, la navigation d’un style jazz très épuré et originale. Dotée d’une voix puissante, à l’image des tikars des années 1400 au Cameroun durant les conquêtes locales, j’y vois une guerrière.

Une guerrière de l’âme, une guerrière de l’esprit, de l’immatériel. Pour cet épisode à l’IFC Yaoundé, elle est accompagnée de l’orchestre Macase, Petit Jean aux percussions, Arlette aux cœurs, Ben à la guitare bass entre autres.

C’est avec le titre « My erverything » que la voix jazz puissante de Joyce a démarré son épopée vocale, suivi de « Catch You ». Un bel enrobé énergique et de douceur avec Ben Bass et Arlène aux chœurs. Dans un esprit de générosité qu’elle va à la rencontre de son public en guitare, on dirait du Alicia Keys et Lauryn Hill. Une douce ballade noyée entre jazz et soul en anglais. Sa langue de prédilection ou elle vient titiller les cimes.

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Elle n’a pas hésité à montrer sa joie près de 7 mois avant des retrouvailles sur scène. La troisième composition musicale « To be » est un cri de douleur, une libération personnelle, un départ inespéré vers d’autres chemins. Ecrite en 2018, le titre met en lumière la cruauté et les revers de la Crise Anglophone, principalement dans la ville de Bamenda. Lorsque vous écouterez cette chanson, faudra être fière de ce que vous avez, dit-elle à l’assistance, comme un message d’espoir. La cinquième composition est une preuve de sa polyvalence entre souffle rap, monteuse de rimes, une couleur hip-pop très engagé dans sa façon de dire au public tout son amour, elle additionne du punch sur scène en jouant entre « Feel good » qui fait référence à une publicité très légendaire dans les années 1980-1990 entre les USA et l’Afrique francophone.

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Joyce a partagé avec le public un petit souvenir en 2011 lorsqu’elle était à l’Université elle a déposé une candidature à l’IFC qui malheureusement n’avait pas été acceptée, parce qu’elle voulait plus que tout faire de la musique, être dans les arts. Et c’est en musique qu’elle a partagé ce petit secret. En français, elle a écrit une belle incroyable nouvelle qui sonne comme un conte de la crise dans nos deux régions, qui se veut le rejet de tout ce qui est douleur, tribalisme, et favoritisme, « stand for Peace »

« Ngombele », un magnifique titre ou Joyce fait l’étalage de son talent entre montée dans les octaves et une puissante voix. Il s’agit en effet d’une chanson qui fait allusion à un jeu d’enfants dans la jeunesse. Voyage dans le Nord-Ouest, pour la fin à travers un savant mélange de rap, de magambeu, de hip-pop !

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