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[CONCERT] Carton plein pour la magnifique Introduction de Sandrine Nnanga!

Elle a fait languir le public pendant près de 4 ans, à l’aurore de sa carrière solo. La chanteuse a enfin mis en lumière l’étendue de son savoir-faire, via un concert étoilé le 13 Novembre 2020 à Yaoundé. Accompagnée par d’autres talents sur scène, la soirée s’est transformée en un véritable régal auditif et artistique. Retour sur 120 minutes exceptionnelles qui resteront gravées dans les mémoires.

Il est 19H à Yaoundé. Les abords de l’Hôtel la Falaise relooké pour l’occasion voient affluer de nombreux invités. Entre les curieux, Journalistes, managers, mélomanes, producteurs et même artistes, ils ont fait le déplacement. Il faut dire que le jeu en vaut certainement la chandelle. Pour cette soirée du 13 Novembre, un talent pas comme les autres, se dévoile au monde. Il s’agit de la lead vocale du groupe MACASE, qui a décidé de briser les codes, et de foncer vers son destin. Celui de faire bouger les consciences par sa voix.

19h20, je suis installé depuis près de 6 minutes et je ressens comme un air de repos. De nombreuses personnes déjà assises sont dans la même attente. En face du carré des Journalistes, j’aperçois celui des artistes, Krotal, Sanzy Viany, Kareyce Fotso, Ayissi Thierry, Koppo, Numérica entre autres. Quinze minutes plus tard, les lumières sont éteintes par la régie, fumigènes pulvérisées, le temps s’arrête comme une planète dépeuplée. On aperçoit alors une silhouette, robe afritude jaune, motifs fleuris à l’image d’une princesse et guerrière amazone, assertive d’une queue de cheval, toute en grâce, habillée pour l’occasion par Raphran. Le public crie comme une marque de bienvenue.

Sandrine Nnanga tout en Amour

En arrière-plan, on aperçoit un visage innocent tout en sourire. Piano en fond sonore, comme un air classique en orchestre de fil harmonique, Sandrine crie sa joie d’être maman, de son entrée dans ce cercle très fermé de donneuses de vies. « C’est un 14 Février 2020 que le Seigneur m’a permis d’avoir un magnifique petit garçon, mon tout premier, et il fallait que je traduise ce bonheur comme je sais le faire, c’est-à-dire en musique » dira-t-elle à l’assistance.

« Je donnerai ma vie pour toi » dit-elle en refrain, dans la première piste de son album qui porte le titre « Amir » d’ailleurs qui est celui de son fils. Une vie doublement partagée aujourd’hui avec son époux, le vidéaste camerounais Adah Akendji. L’amour, qui reste son créneau jusqu’au bout, lui fera exprimer la sensibilité ressentie lors de sa demande en mariage, « Pour la vie » a-t-elle répondu, accompagnée en piano, avec une touche latino, makossa, et pop, qui invitent à un voyage vers un délicieux labyrinthe.

Un duo de glace en troisième interprétation et pas des moindres. « Etam » composée et écrite par Raphran Le Bantou, s’est faite dans une ambiance des plus intenses. On y voit Sandrine aller plus haut dans les octaves. Le titre lui, est un cri, un ras-le-bol signifié au Seigneur, une prière avec force, afin qu’il nous réponde, au regard de la multiplicité des enjeux qui écument notre quotidien.

D’une couleur chatoyante, à la fois très carraibénnes, la chanteuse a proposé une douce ballade « Danse », teintée de Zouk, en français et en duala sa deuxième langue d’adoption en quelque sorte. De peur de « Tomber », elle sera secondée sur scène par son époux sur un registre afopop et Rnb. Une homélie sentimentale très corrosive dans le bon sens du terme. C’est d’ailleurs sur cette apostrophe que s’achève la première partie extraordinairement enjouée. Pour mettre du piment à la soirée, le finaliste Mutzig Star 2019, AGA mettra en lumière avec beaucoup d’énergie son talent sur le titre « Follow you ».

Sandrine Vs Nnanga

On aurait dit Angélique Kidjo ou Myriam Makeba, ces deux légendes de la musique africaine se sont retrouvées en elle vendredi soir avec un dénominateur commun : la générosité. Une qualité qui s’est dessinée autour du titre très sahélien « Ngaré », dansant, il met au cœur de sa structure, les cultures du Grand Nord Cameroun (régions du Nord, Extrême-Nord et Adamaoua), je vous invite à la déguster.

L’un des points marquants du concert, a été l’interprétation du titre « Pas Besoin », sorti le 3 Novembre 2019, en compagnie de la chorale Angel Voice. D’une volupté et d’une douceur sans pareille, il a fait naitre émotion, concentration, d’une tendresse auditive on aurait dit des anges. Une salve d’ovations en a suivi, pour signifier de la validation par le public.

 

En outre, le deuxième temps fort, a été sur « Osi Dimbéa » qui a su crée l’extase de toute la salle dès les premières notes de Sandrine à 20h42. Cela n’a pas laissé les amoureux indifférents, notamment le couple OWONA, venu spécialement pour l’occasion, qui s’est levé pour savourer leur amour en musique.

Grégoire OWONA et son épouse sur la chanson « Osi Dimbéa »

Challenge 10 ans au Collège La Retraite, oui, elle l’a fait. Sur le titre « Wetam » du légendaire crew MACASE, interprété avec ses compagnons de l’époque, qui sont toujours les mêmes membres de son Band. Serge Maboma venu remplacer pour l’occasion Ben Bossambo à la guitare bass, Benjamin Mambo, Marc Ndzana au clavier, Petit Jean aux percussions. Un excellent moment en toute nostalgie.

Par la force des circonstances, les « ennemis » d’hier, se sont retrouvés en featuring. Comme pour dire qu’il y’a toujours espoir en toutes choses. « Dipita » le titre en langue duala, est foncièrement révélateur de cette belle galette proposée avec le chanteur LOCKO. Une chanson qui trotte de son engagement, de son regard sur notre société, un hymne à la bravoure et à la persévérance.

Elle n’a pas hésité à remercier le Seigneur pour ses bienfaits, pour cette page de l’histoire écrite dans « Baba ». Toutefois, Sandy a des ressources, qui lui ont permis de montrer un nouveau visage, celui de danseuse. « NGAN » qui veut dire « merci » en sa langue maternelle, une folle bouillie de bikutsi, de magambeu, et de polyphonies africaines. Par cette tranchée, elle a reçu la communion de ses collègues artistes, venus lui apporter l’onction de la vie, d’un parfum de renaissance à travers une température survoltée. Taphis, Krotal, Koppo, Gervais, Taty Eyong, Stanley Enow, venus à leurs manières célébrer leur sœur dont l’INTRODUCTION a conquis les cœurs ! Shalom !

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