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Valorisation du sciage légal : LE MINFOF ET LE CIFOR SENSIBILISENT LES CONSOMMATEURS

Ces deux institutions ont mis en place le projet Essor des transactions de sciages d’origine légale au Cameroun. il est financé par le l’Union européenne, la Suède et UK Aid à travers le Programme FAO-UE FLEGT. Le nouveau projet permet de connecter les consommateurs de bois aux fournisseurs de sciages formels du Cameroun.

Par Ulrich Mmala

Centre de recherche forestière internationale (CIFOR) et le Ministère des Forêts et de la Faune (MINFOF) ont lancé un nouveau projet qui a pour objectif d’accroître l’usage de sciages légaux au Cameroun. Sa stratégie vise à augmenter la quantité produite de sciages d’origine légale sur le Marché Intérieur du Bois (MIB), en appuyant l’émergence de demandes nationales. Ce qui facilitera les transactions entre offreurs et demandeurs de ces produits.

Pour cela, le MINFOF développe déjà une plateforme web avec une liste des fournisseurs pour faciliter l’achat de sciages légaux. « Cette plateforme, hébergée par le MINFOF, permet aux opérateurs de saisir en direct les espèces et les volumes disponibles de sciages légaux et les spécifications techniques et commerciales (…) Le MINFOF accorde l’accès aux opérateurs afin de leur permettre d’afficher les stocks disponibles. C’est enfin la mise en œuvre du MIB virtuel » explique Hortense Motalindja, représentante de la sous-direction de la promotion et de la transformation des produits forestiers au MINFOF.

Cette plateforme est la résultante d’un double déploiement de ces organisations dans les villes de Yaoundé, Douala, et Bertoua. Notamment, une campagne publique pour inciter les consommateurs à s’intéresser à l’origine des produits du bois. Et un plaidoyer auprès des entreprises de BTP et administrations pour s’assurer que la commande publique encouragerait l’utilisation du bois d’origine légale. « La réponse a été très positive. Mais à maintes reprises, nos publics cibles ont posé la même question : où trouver ce bois d’origine légale dans les marchés de Yaoundé ou de Douala ? » déclare Liboum Mbonayem, chercheur au CIFOR.

Cependant, le bois ne se retrouvant qu’en petite quantité sur le marché domestique, le consommateur se voit obligé d’assouvir son besoin avec le sciage illégal qui est disponible. C’est pourquoi les experts du CIFOR-MINFOF travailleront avec les entreprises industrielles, les forêts communautaires et les forêts communales vertueuses. Le but étant de faciliter l’approvisionnement du marché intérieur en sciages formels. « Il faut que les différentes sources potentielles de bois légal aient démontré des pratiques d’exploitation forestière durable et traçable. Cela devrait donc aider le marché intérieur à contribuer davantage à l’économie nationale et à sécuriser l’exploitation artisanale en zone rurale » ajoute L. Mbonayem.

Depuis une décennie, le marché domestique du bois du Cameroun est devenu presque aussi important en volume que son marché d’exportation. On estime que 860 000 mètres cubes de sciages sont produits chaque année pour répondre à la demande intérieure. En raison des cadres réglementaires inadéquats et du manque d’incitations, la plupart des vendeurs sur le marché intérieur ne peuvent pas retracer l’origine du bois qu’ils vendent et garantir sa légalité.

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