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[CINÉMA] Sylvie NWET : « Nous n’allons pas promouvoir la médiocrité vis-à-vis des productions camerounaises »

Dans le cadre de la rentrée de ses activités 2020, le Réseau des Journalistes culturels du Cameroun, a convoqué dans l’Arène ce 23 Octobre un acteur du 7ème art. Sylvie Nwet, Promotrice du Festival International du premier film YARHA, était face la presse culturelle à Yaoundé. Entre chaud et froid, exclusivités et clarifications sur cette septième édition, la Délégué générale s’est prêté au jeu pendant près de 120 minutes.

Pour l’exercice, pas moins de quatre thématiques étaient à l’ordre du jour de cet entretien exclusif, dont nous vous en proposons l’économie.

 

De la disponibilité des salles et de la Covid19

 « Pour le Covid19, des dispositions seront prises au niveau des salles en termes de disponibilité des masques, qui seront partagés lorsqu’un cinéphile n’en dispose pas, et des points de lavage d’eau ».

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Elle précise au micro du RJ2C que les difficultés sont plurielles pour l’organisation en termes de partenariat financier avec des bailleurs, de la disponibilité des salles sachant que le Centre culturel camerounais ne dispose pas des équipements adaptés. Sylvie Nwet déplore que la construction des salles actuelles n’épouse pas la configuration des festivals. Ce qui est dommage.

 

Du traitement financier des professionnels affiliés

« Aucun professionnel du cinéma ne réclame des fonds pour leur implication au sein de notre festival, peut être que l’année prochaine on pourra commencer parce qu’il existe un certain type de ressources »

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Clarifications sur le choix du film de Françoise Ellong

Par rapport au choix du film « Enterré » de Françoise Ellong. « Les premières œuvres des réalisateurs sont les premiers, les deuxièmes films. Françoise Elong est à son deuxième film, et c’est une œuvre pérenne. Le Festival Yarha a démarré avec deux films, et nous on prime la qualité. Nous n’allons pas promouvoir la médiocrité ou parce que nous avons des affinités ou amitiés vis-à-vis des productions camerounaises » souligne Sylvie Nwet. « Yarha c’est le premier et le deuxième film »

Les journalistes culturels ont répondu présents à AFRICREA

Un clin d’œil au Cameroun

L’Hôte de cette septième édition c’est le Cameroun. Comme une fleur et un honneur fait au terroir, parce qu’il sera représenté au sein du festival au sein du village, mise en lumière des savoirs faire, sonorités musicales, etc… La marraine est Syndy Emadé, le choix s’est opéré parce qu’elle est jeune, entreprenante et très impliquée dans les projets du 7ème art.

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De la formation des cinéastes et de l’appui UE

S’agissant de la formation des professionnels, « Nous souhaiterions avoir un matériel adéquat et grâce à l’Union Européenne, nous aurons un ensemble d’une valeur de 15.000 euros, dans le cadre de ce festival pour les mettre à disposition des cinéastes pour une meilleure imprégnation. Et que les femmes puissent avoir en priorité ces avoirs techniques. L’UE va nous aider à diffuser les actes du Colloque et je tiens à les saluer en qualité de partenaire ».

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La disponibilité du matériel et innovations

Pour l’équation du matériel de diffusion dans les salles, notamment Ongola Famba : « Lorsque nous venons avec nos techniciens, le régisseur de cette salle n’est pas toujours réceptif à un coup de main technique, parce que côté matériel ils en ont. Mais nous espérons vraiment que pour cette édition, cela sera réglé ».

Kulture Master a voulu des clarifications au sujet de la présence de Syndy Emadè. « Elle prendra une part active dans le festival, car il faut savoir qu’elle a eu un évènement heureux au sein de sa vie. Elle sera présente lors de l’ouverture et de certaines Master Class qui auront lieu au village du festival » précise-t-elle à la presse culturelle.

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« Yarha veut continuer à offrir des curricula de formations pour avoir des films de qualité. Et nous avons parfois des gens qui nous demandent de nous délocaliser, pour nous cela n’est pas encore à l’ordre du jour. Pour le moment, le siège de Yarha c’est Yaoundé, on essaiera de faire mieux »

Les journalistes culturels ont répondu présents
Les journalistes culturels ont répondu présents

Des commodités de cérémonies et exclusivités

Coté bilinguisme et présentation. « Si vous parlez anglais ou français, on vous répondra dans votre langue de réception » dit-elle. Pour l’exclusivité, le maitre de cérémonie sera l’humoriste camerounais de renom Moustik Le Karismatik » « Je pense qu’avec notre partenaire (la boite évènementielle de Valérie Ayena), nous allons avoir un tapis rouge agrémenté et certainement d’autres innovations et surprises ».

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La problématique du harcèlement ou chantage sexuel pour les femmes dans le cinéma

Concernant le chantage et harcèlement sexuel en tant que femme dans le cinéma, elle a livré son témoignage « C’est un langage que je connais et que j’ai vécu. Lorsque cela vous arrive, soit vous menacer la personne, soit vous sortez et tournez le dos définitivement. Ce sont des choses qui arrivent, et pour moi, une femme ne doit pas baisser la tête ! »

 

 

 

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