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L’ENAM: Une Institution de prestige présente dans l’ère du temps

Créée en 1959, l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature demeure le miroir de l’excellence au sein de nos structures publiques. Depuis la publication des résultats définitifs aux Concours 2020 par arrêté du Ministre de la Fonction Publique Joseph Le, cette institution de prestige est trainée dans la boue ainsi que son Directeur Général Bertrand Pierre Soumbou Angoula, et ceci par des esprits malveillants qui veulent ternir son image. Pourtant le travail herculéen engagé par le nouveau patron depuis sa nomination à la tête de l’ENAM parle de lui-même.

Réorganisée par décret du président de la République PAUL BIYA le 9 avril 2018, l’ENAM s’est approchée d’une nouvelle dimension. Aussi bien dans son architecture administrative, que dans son circuit de management, dans l’optique de former de nombreuses cuvées, qui écument nos administrations, et hissent le Cameroun à l’international. L’ENAM est entrée dans une nouvelle phase de sa gestion, aussi bien dans son architecture que dans son management. L’objectif étant de former les hauts cadres de l’Administration au service de l’Etat et du citoyen. Depuis son arrivée aux commandes de cette Ecole, Pierre Soumbou Angoula a engagé des réformes, qui visent à transformer cette institution afin de la hisser aux normes internationales.

Mettre un terme à la vétusté des installations

Afin de passer de la parole aux actes, le Directeur Général de l’Institution, Bertrand Pierre Soumbou Angoula, a présidé le 26 février 2020, une réunion relative au contrat d’objectifs minimum entre l’Enam et l’Etat du Cameroun. C’était En présence du Président de la Commission Technique de Réhabilitation (CTR) Martial Valery Zang.

L’Etat du Cameroun, représenté par le ministère des Finances, le ministère de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, a décidé de dégager une enveloppe de 1,5 milliard de FCFA en faveur de l’ENAM pour la réalisation d’un certain nombre de travaux et l’acquisition du matériel roulant. Il est à noter que ce contrat a une durée d’un an et modulable en fonction des difficultés rencontrées.

De plus, un comité de suivi MINFI-MINEPAT-ENAM est mis en place pour assurer la mise en œuvre pérenne du contrat. Les quatre projets prioritaires du contrat portent sur : la transformation de l’amphithéâtre plein air en un amphithéâtre couvert, la réhabilitation du grand Amphi, la réhabilitation du bâtiment administratif et des bâtiments pédagogiques, la construction d’un bâtiment R+7 destiné à la section Common Law, la nouvelle section ouverte à l’ENAM suite aux mesures visant à résoudre la crise anglophone. Le quatrième projet porte sur l’acquisition du matériel roulant au profit des élèves, étant donné que l’ENAM dans ses activités de formation, organise des visites d’entreprises et descentes sur le terrain. Il est donc question d’acquérir deux bus pour un coût de 110 millions de FCFA.

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Une vision à long terme

Le contrat d’objectifs minimum ainsi signé constitue un premier pas vers l’objectif final qui est le contrat plan. Il faut dire que dans les procédures de réhabilitation des entreprises mises en œuvre par l’Etat, deux mécanismes juridiques sont prévus : le contrat d’objectifs minimum qui a une durée annuelle et qui est assis sur un mémoire de dépenses, et le contrat plan portant sur un plan de restructuration ou de réhabilitation.

Depuis son arrivée aux affaires, l’actuel Directeur Général de l’ENAM ne ménage aucun effort afin de conjuguer les objectifs de ses missions, et la concrétisation d’une vision pertinente, au bénéfice non seulement des fonctionnaires formés, mais des générations qui arriveront. Selon plusieurs sources, ce n’est pas moins de 54 projets qui sont dans les starting-blocks.

En termes de chantiers déjà achevés, la réfection totale du bâtiment administratif les contre-plaquées qui servaient de mur de division des bureaux ont laissé place aux vitres, l’ensemble du bâtiment est carrelé le mobilier de bureau renouvelé bref le bâtiment principal est flambant neuf. Un nouveau bâtiment R+1 abritant les salles de classes a été construit à l’entrée secondaire de l’école celui-ci fait en matériaux préfabriqué est un fruit de la coopération Turquie- Cameroun. La construction de huit (08) nouvelles salles de classe à l’ENAM est effective. La stabilisation des comptes est désormais un fait contraire à l’endettement massif sous lequel l’Enam ployait. Les arriérées de salaire des enseignants vacataires et les factures impayées aux partenaires sont en cours de paiement. L’Enam semble jouir d’une meilleure situation à ce jour.

 

Un travail remarqué qui vaut reconnaissance internationale

Le Directeur Général de l’Ecole Nationale d’Administration et de Magistrature (Enam) a reçu la médaille de reconnaissance dédié aux partenaires d’Afrique francophone et Haïti de l’Ecole Nationale d’Administration Publique (ENAP) du Québec. C’était à l’occasion de ses cinquante ans d’existence, lors des assises du cinquantenaire, le 19 septembre 2019 au Sénégal.

Cette consécration, au regard d’un certain nombre de paramètres n’arrive pas au hasard. Tout d’abord, le Dg de l’Enam est certainement le plus jeune à une telle fonction au Cameroun. Depuis le vendredi 14 décembre 2018, il bénéficie de la confiance du Président de la République pour conduire l’Institution d’État. Une gestion confiée à SOUMBOU ANGOULA Bertrand Pierre à ses 34 ans d’âge seulement.

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Le choix d’un modèle participatif

Très rapidement, Bertrand Pierre Soumbou Angoula a opté pour un modèle de gestion participatif, dans lequel il tend à tirer le meilleur de tous ses collaborateurs, en qui il fait pleinement confiance dans les attributions à eux confiées. Contrairement à un management conservateur et centralisation obsolète, il délègue, déconcentre et démocratise les tâches et les responsabilités, il observe et contrôle, à la fois en amont et en aval, afin de s’assurer du type de collaborateur à qui il a affaire. Son but étant de mettre les hommes qu’il faut à la place qu’il faut, au sein de l’institution dont il a la charge. Il recherche sans cesse des hommes qui épousent sa vision, d’où l’option de rajeunissement en cours. Car il est question pour lui de redynamiser la machine ENAM, qui devenait un peu trop lourde et vieillissante. Un an seulement après, les résultats parlent d’eux-mêmes. Soumbou Angoula a pu détecter les failles qui plombaient l’ENAM d’année en années. Et il s’est attelé à colmater ces brèches, afin de redonner un souffle nouveau à cette institution.

La qualité des curricula dispensés à l’ENAM

Le nouveau directeur général de l’ENAM entend à court terme, avec le concours de ses collaborateurs et des administrations sectorielles, mener un projet de refonte des programmes, afin de les adapter à l’environnement sociopolitique et économique du Cameroun, qui prendra en compte toutes les mutations observées dans les différents corps de métiers. Une innovation majeure qui va profondément changer le mode de formation à l’ENAM, avec l’introduction du e-learning, par ailleurs. Et pour ce faire, les enseignants devront être beaucoup plus adaptés à ces nouvelles technologies de pointes, qui ont fait leurs preuves ailleurs.

Avec un Jeune directeur général, il va de soi que le cadre de travail, la qualité du service et les rendements du personnel doivent épouser l’ère du temps, avec l’introduction du numérique universitaire, des nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC), l’accès à internet, à l’intranet, aux systèmes biométriques, ainsi qu’à un ordinateur par poste de travail. Car, pour Pierre Soumbou Angoula, il faut moderniser l’environnement du travail et mettre le personnel de l’ENAM à la pointe de l’évolution du monde.

Raison pour laquelle le Centre pilote de Yaoundé pour la maitrise de la langue anglaise par les élèves et le personnel, le Gicam, l’IAI font partie d’institutions avec qui l’ENAM entretient de bonnes relations. En outre, des partenariats sont effectifs avec diverses Ecoles nationales d’administration. Il s’agit entre autres, de l’ENA de paris, l’ENM de Bordeaux, l’EN3S de Saint-Etienne, l’ENA du Burundi, l’ENA de côte d’ivoire, ainsi que l’ENAP du Canada avec qui l’ENAM-Cameroun entrevoit une coopération spéciale.

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