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[MUSIQUE]Droits d’auteurs et droits Voisins: La SONACAM veut faire peau neuve

« Na Méya », je pleure en langue duala. Tout un symbole musical du duo Tom Y’om’s et Bébé Manga extrait de la compilation Age d’Or, interprétè ce samedi par l’orchestre d’accueil. Nous sommes en 1996 à sa sortie. 2020, l’Art musical « pleure » et veut renaitre de ses cendres. Raison pour laquelle, l’un des organismes dédiés  a tenu son assemblée générale ce 24 Octobre 2020 au Palais des Congrès de Yaoundé. Occasion pour les acteurs de la filière de réviser leur cadre normatif, et la mise en place d’un comité électoral.

D’entrée de jeu, le président de l’OGC a retenu quelques points saillants qui ont fait problème au sein de la filière musicale. Entre injures, sorties médiatiques maladroites et à sensation, des querelles de bas étages, les réclamations de ceux qui pensent etre plus ayant droits que les artistes eux-mêmes. Cette rencontre intervient après la rencontre le 23 Septembre 2020 au MINAC à Yaoundé, entre 80 associations de l’art musical, dirigeants sortants de la SONACAM, et le Ministre des arts et de la Culture a permis de lever des équivoques. « Le Ministre des arts et de la culture a initié ce qu’il appelle le Sauvetage de la SONACAM » renchérit Jules Serge EFOUMOU. S’en est suivi un intermède musical du groupe Chorus SYSTEM qui a délivré en vocalise approximative un beau message lié à l’unité du Cameroun.

Le plaidoyer du MINAC : Entre Open Data & Apport économique

Les dernières actions et initiatives prises ont été préfabriquées sur instructions du président Biya, et suivi d’une attention particulière sous la houlette du PM Dion Ngute. « Toutes les dispositions normatives devraient permettent d’assainir l’art musical au Cameroun » précise le MINAC Bidoung Mpkatt. Dans l’exigence de concertation, les différentes parties de toutes les tendances sont parvenues à un consensus.

« À l’heure de la digitalisation des comportements face au Covid19, il est important de penser à des formules nouvelles de rendement, privilégier la résilience, se mettre à l’ère du temps pour une meilleure structuration de la filière musicale locale » souligne-t-il. D’ailleurs, le patron des arts rappelle que selon les chiffres de l’UNESCO, ce n’est pas moins de 50.000 emplois dans le monde à travers la musique. Cette discipline devrait contribuer aux industries créatives et leur apport économique, le tourisme culturel à travers le secteur, les nouveaux défis, le soutien aux politiques culturels qui se posent aujourd’hui. « Il est nécessaire que nous dotions du secteur Art musical des données fiables, durables, pour évaluer son impact économique au Cameroun. »

Le MINAC reste positif sur les effets de ce cadre nouveau normatif. « l’adoption de nouveaux textes pour la Société Nationale de l’art musical va permettre de résoudre efficacement les différends autour de l’organisation ». En terminant ses propos, le Ministre a recommandé que les acteurs fassent preuve de responsabilités et de mesure en déclarant ouvert les travaux. La communauté musicale camerounaise poursuit les points arrêtés. Au micro de www.lequatriemepouvoir.com, la légende SAN FAN Thomas précise:  » les travaux d’aujourd’hui reposent sur la volonté des acteurs et notamment la SONACAM de partir sur de nouvelles bases, et de forger une nouvelle génération d’administrateurs musicaux, pour le bien être de la filière. »

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