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Crise avec la Lfpc : un collaborateur du ministre des Sports demande à Seidou Mbombo Njoya de se soumettre à la sentence du Tas

Thierry Roland Enom, membre du Comité d’organisation du Championnat d’Afrique des Nations précise au président de la Fédération camerounaise de football Seidou Mbombo Njoya, que le ministère des Sports a le droit d’intervenir dans les affaires concernant l’instance faîtière de notre foot. 

Le 4 octobre 2020, le président de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot) Seidou Mbombo Njoya par voie de correspondance, a fait savoir au ministre des Sports Narcisse Mouelle Kombi, qu’il ne prendra pas part à la cérémonie d’installation des membres du Groupe de travail qui a été mis en place sans le consentement de l’instance faîtière de notre foot. Ce groupe de travail rappelons le, a été créé pour appliquer la sentence du Tribunal arbitral du sport, qui réhabilite la Ligue de football professionnel du Cameroun dans ses fonctions.

Thierry Roland Enom qui est membre du Comité d’organisation du Championnat d’Afrique des Nations (Chan) a jugé qu’il était en droit de répondre au président de la Fecafoot parce qu’ayant découvert comme le ministre des Sports Mouelle Kombi sur les réseaux sociaux la correspondance qui lui était adressée. Il précise que le ministère en charge des Sports a raison de se mêler du conflit opposant la Fecafoot à Lfpc du Général Pierre Semengue. Par ailleurs, il demande à Seidou Mbombo Njoya de respecter la sentence du Tas.

Retrouvez ci-dessous la tribune de Thierry Roland Enom

Au sujet de la non-participation de la Fécafoot aux conclaves du groupe de travail chargé du suivi de l’application de la sentence TAS/2020/A/ 6783 LFPC c. FECAFOOT rendue par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), le 14 septembre 2020.

Monsieur le Président, trop cher grand frère

Tout comme le Ministre Des Sports et de l’Education Physique, C’est dans les réseaux sociaux que j’ai découvert votre lettre et par conséquent, j’en deviens un destinataire « Ex Officio » ;

J’ai donc l’honneur d’accuser bonne réception de votre correspondance d’objet susvisé́ ; correspondance par laquelle vous informiez Le MINSEP qu’il ne vous semblait pas opportun de prendre part à la cérémonie d’installation des Membres du Groupe de Travail chargé du suivi de l’application de la sentence TAS/2020/A/ 6783 LFPC c. FECAFOOT rendue par le Tribunal Arbitral du Sport (TAS), le 14 septembre 2020.

Y faisant suite, il me plait de vous rappeler que, tout en « prenant acte » de votre de votre absence très remarquée et du ton quasi-discourtois de votre correspondance, Je souhaite humblement vous rappeler que selon mon entendement, l’idée d’un Groupe de travail pour le suivi de l’application de la sentence sus évoquée a été́ proposée par le vice-président du Comité National Olympique et Sportif du Cameroun (CNOSC) et adoptée, de commun accord, lors de la séance de concertation  du  17 septembre 2020 et à laquelle vous avez effectivement pris part.

Il convient ainsi de rétablir que le Groupe de travail n’a pas été́ mis en place «sans concertation avec la FECAFOOT », mais en présence de son président, vous, qui ne vous étiez pas alors opposé !

A mon sens également, l’idée de mettre en place une équipe de suivi se justifie d’ailleurs aujourd’hui au regard de l’actualité́.

En effet, les modalités définies et retenues par les instances de la FECAFOOT pour mettre en exécution la sentence du TAS n’ont pas permis une sortie de crise. Le Président de la Ligue a saisi le MINSEP par plusieurs correspondances dont celle datée du 28 septembre 2020 dans laquelle il conteste, entre autres, la nomination par la FECAFOOT d’un Secrétaire général à la LFPC. Il relève qu’en application de l’article 40 des Statuts de la FECAFOOT, une telle nomination est subordonnée à la proposition du Conseil d’Administration de la LFPC.

Monsieur le Président, la persistance évidente de la crise entre la FECAFOOT et la LFPC et les divergences d’approche entre les deux structures sur l’application de la sentence rendent nécessaire la médiation prescrite par le Premier Ministre, Chef du gouvernement, le 29 septembre 2020, au MINSEP qui assure la tutelle de la FECAFOOT et des autres associations sportives. Il paraît dès lors évident que « les contours » du Groupe de travail sont précisés dans les décisions n°2020-236/MINSEP/CAB et 2020/-237/MINSEP/CAB du 28 septembre 2020 qui successivement fixent ses missions et constatent sa composition, décisions qui ont été́ publiées et largement diffusées et qui réservent à la FECAFFOT les places de membres du Groupe de travail et de son secrétariat.

Selon ma compréhension, les démarches entreprises par le ministère des Sports et de l’Education Physique visent l’apaisement, la recherche de l’harmonie et le rétablissement des rapports d’une sereine collaboration entre la FECAFOOT et la LFPC, rapports rompus du fait de la décision violente, précipitée et inélégante prise par la FECAFOOT de suspendre la LFPC, mais clairement et sans équivoque invalidée par le TAS.

Monsieur le Président, il est clair et vous le savez très bien, ces démarches rentrent dans le cadre des missions assignées au MINSEP par loi n° 2018/014 du 11 juillet 2018 portant organisation et promotion des activités physiques et sportives au Cameroun, notamment ses articles 87 et 88.

Vous-voudrez bien le noter, le Cameroun étant un Etat de droit, le Gouvernement de la République ne serait que particulièrement attentif à la bonne exécution des décisions et sentences rendues par les instances nationales et internationales : Le droit a été́ dit par le TAS, il convient de le mettre en application en tant que tel. Il convient à la FECAFOOT, de s’y soumettre en vertu des dispositions de l’article 77-2 de ses Statuts et des articles 14-1(a), 59 et 60 des Statuts de la FIFA, instance faitière du Football dans le monde.

(Je refuse de croire que vous votre volonté́ est de défier la FIFA, La CAF, Le CIO , Le CNOSC…… prince , vous êtes la progéniture de la noblesse et de l’aristocratie camerounaise , donc même si vous le désiriez , votre statut social et culturel ne vous le permet/permettra pas ! )

En outre, il me plait de porter à votre connaissance qu’en date du 29 septembre 2020, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, faisant suite aux développements qui ont suivi les résolutions du Bureau exécutif de la FECAFOOT relatives à l’application de la sentence du TAS, a instruit la restauration pure et simple de la LFPC dans ses droits : et vous le savez !

Cette prescription n’est en réalité́ que l’écho de la conclusion majeure de la sentence arbitrale : « la suspension de la Ligue de Football Professionnel du Cameroun est illégale, à tout le moins depuis le 18 octobre 2019 ». Il est question de restituer la LFPC dans l’exercice de ses compétences statutaires, ni plus, ni moins.

Monsieur le Président, je fais fi de toutes les autres chicanes et Je vous invite à la raison et à réveiller votre sens du patriotisme, car je sais que vous êtes fortement attaché aux valeurs républicaines. Peut-être que si ces valeurs venaient à vous quitter, ça serait alors là le commencement des dégâts irréparables pour notre sport roi, pour notre fédération, pour votre exécutif et pour les acteurs du football… veuillez donc privilégier l’intérêt supérieur de la nation !

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