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[NOTE D’ECOUTE] : IZA revisite le Ben-Skin via son nouvel opus « I’m in love »

Découverte en 2019 sur son titre « Aloko » produit par Bozeur & Dj Kriss, la chanteuse entame son bout de chemin chez Big Dreams. Entre le concept CONFINIZA lié au Covid19, elle a dévoilé le 25 Septembre 2020, son tout nouveau projet musical. Ce dernier, est un clin d’œil à une danse traditionnelle, popularisée grâce aux légendes Kouchouam Mbada ou encore André Marie Talla dans les années 1990.

Une belle vidéo réalisée par Adah Akendji, met le feu aux poudres de ce projet annoncé il y’a quelques semaines sur les réseaux sociaux. La chanteuse joue le rôle d’une femme de ménage, dont l’environnement ne va pas lui être favorable. En raison tout d’abord de l’hostilité que lui porte la conquête du chef de famille, mais également des amis à la dame. Un jour de réception comme une autre, elle est littéralement mise à la porte par la femme de maison pour avoir simplement essayé de bien faire son travail : servir ses employeurs et mettre de l’ordre.

Comme un destin ne vient jamais seul, l’homme posera un regard sur elle, y voyant certainement la femme de sa vie ; S’en suivra une haine viscérale de son ex-belle-mère au point ou cette dernière fera appel à la sorcellerie. Le jeune homme tombera malade mais s’en remettra notamment grâce aux prières de la femme de ménage restée auprès de lui à l’Hôpital.

La thématique ici est celui des vicissitudes de la vie, le message selon lequel il n’y’à point d’endroit où trouver le bonheur, et parfois il s’arrache. Une leçon qui met en exergue que lorsque quelque chose vous est destinée, c’est pour vous et pour la vie !

Un clin d’œil au BenSkin

Issu du Mangambeu, le Ben skin est aussi un rythme et une danse traditionnelle originaires du département du Ndé dans l’Ouest Cameroun et exécuté pour animer des festivités. Les danseurs évoluent courbés vers l’avant en trépignant avec agilité.

Nous émettons l’hypothèse selon laquelle le mot « Ben skin» dériverait de l’anglicisme « Bend» qui signifie « courber » et de «Spine » qui signifie « Dos » ou « Colonne vertébrale ». L’appellation « Ben skin » fait donc référence aux mouvements des danseurs évoluant dos courbés.

Le groupe Kouchouam Mbada a contribué à populariser ce genre dans les années 1990. Plusieurs autres artistes ont participé à sa popularité comme André-Marie Tala, Marole Tchamba, Michael Kiessou pour une version plus moderne, Keng Godefroy, Kounga Kamdem, Wank’s et Périgord. C’est exactement ce qui a été fait dans « I’m in love » (je suis amoureuse). Avec des cadences très électroniques et assez modernes aux enregistrements.

Un thème récurrent et une musique proche du Highlife nigérian

Dans 90% des musiques produites par les artistes de la nouvelle génération, l’amour, le mariage sont légion au sein du game camerounais. Y’aurait-il panne d’inspiration ? La question demeure ouverte. Toutefois, constat est fait qu’il s’agisse de chansons qui font vendre le plus, en fonction de chaque artiste doté de sa propre originalité. A l’entame « I’m in love », musicalement il est proche des variantes et nuances nigérianes proposées par des artistes tels Kiss Daniel, Davido, ou encore Tiwa Savage. L’industrie musicale camerounaise en pleine construction a encore du chemin à faire, et se sert des armes présentes à ses côtés pour faire bouger les lignes.

Cette colonne artistique chez BGE, dénote encore des similitudes avec les protégées Sandrine Nnanga du même label dont l’album est en préparation, Locko ex-artiste de la maison signé aujourd’hui sous Universal Music Africa dont nous vous laissons en compagnie!

 

 

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