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Droits d’auteur de l’art musical : une autre assemblée générale pour conjurer les vieux démons ?

La question mérite d’être posée à la suite de la récente rencontre entre le Ministre des Arts et de la Culture et les responsables de la Société nationale de l’art musical (Sonacam), rencontre qui aura porté sur entre autres sujets la reddition des comptes des exercices 2018 et 2019.

Depuis plusieurs .décennies, la gestion saine des finances de la Société des droits d’auteur musical a toujours divisé les membres. Après près de deux ans d’une relative accalmie, la question est à nouveau à l’ordre du jour et divise les différents protagonistes. C’est d’ailleurs pour cette raison que le 9 septembre dernier, Une délégation de la Société nationale de l’art musical (SONACAM) que conduisait Sam Fan Thomas, le président du conseil d’administration de ladite société, a été reçue en audience par Ismaël Bidoung Mpkatt, le ministre des Arts et de la Culture. L’objectif de cette rencontre était d’apporter des éclaircissements au sujet des dysfonctionnements observés au sein de la SONACAM par la Commission de contrôle des organismes de gestion collective, sur la période allant de janvier 2018 à Juin 2019.

Après plus de 5 heures de débats, le MINAC a instruit, au sortir de cette assise, la convocation d’une assemblée générale ordinairé de la SONACAM, qui devra se tenir au plus tard le 31 octobre 2020, en vue de la reddition des comptes des exercices de 2018 et 2019. On se souvient qu’il y quelques mois, la dernière redistribution des dividendes aux membres de cette société des droits d’auteur avait fait des gorges chaudes. Et pour que cela ne se reproduise pas le Ministre a déclaré :

«Je préconise l’audit des comptes et la réforme interne de la société. Ceci en vue de régulariser et d’organiser son fonctionnement, l’amendement et l’élaboration de l’ensemble des textes fondamentaux de la SONACAM». Une instruction que, nous l’espérons, les membres de la Sonacam devront mettre à exécution pour la survie de cette institution car ce n’est pas la première société des droits.d’auteur de l’art musical que les artistes musiciens ont eu le bonheur de mettre sur pied et le malheur de la voir disparaître à cause des dissensions.

Nous craignons le pire en dépit des assurances du président de la Sonacam, Sam Fan Thomas qui avait pourtant été élu par ses pairs de manière consensuelle. Mais depuis lors, beaucoup d’eau a coulé sous le pont entraînant avec elle de nombreuses divergences dont la plupart sont liées à la gestion du pactole que génèrent la diffusion et la publication des œuvres de l’esprit. Au sortir de cette rencontre, Sam Fan Thomas a fait savoir que : «Le ministre a attiré notre attention sur ces dérives II a également demandé que la SONACAM aille vers ceux qui ne sont pas encore membres, afin qu’en-semble on puisse réaliser de grandes choses dans cette société. L’assemblée générale sera convoquée le 31 octobre avec d’abord une session ordinaire pour présenter le bilan aux artistes, et ensuite, une autre, extraordinaire en vue des élections».

Voilà tout un programme, pourvu que les démons de la division ne viennent le mettre à mal car, il n’y a pas que cela comme problèmes. Il y a également les irrégularités comme le relève Sam Fan Thomas lui-même. «Pour ce qui est des irrégularités^ dont certaines sont considérées comme des fautes lourdes dans la gestion de cette société d’art musical parle MINAC, l’on relève des dépenses effectuées sans pièces justificatives, l’absence d’un manuel de procédure administrative et comptable. Ainsi que l’existence d’un document décrivant le fonctionnement et les activités principales de la société, notamment la collecte de la redevance, la répartition aux bénéficiaires et la gestion du personnel. Et enfin, les effectifs pléthoriques du Conseil d’administration constitué de 41 membres au lieu de 31».

D’ici le 31 octobre prochain, Sam Fan Thomas aura-t-il le temps, son équipe et lui, de venir à bout de ces irrégularités ? Wait and see, comme le disent les Anglo Saxons.

A lire aussi La Gestion épicière des droits d’auteurs: Le cas de la SONACAM

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