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Campagne commerciale du cacao 2020-2021: Vers une excellence qualitative du cacao camerounais

Le lancement de la campagne commerciale cacaoyère a été présidé par le ministre du Commerce Luc Magloire Mbarga Atangana. Par cette voix, le gouvernement camerounais entend faire de son cacao le numéro 1 en matière de bonne qualité.

Par Ulrich Mmala

Le cacao était à l’honneur à l’hôtel de ville de Yaoundé, le vendredi 11 septembre 2020. Sur le long les abordes du tapis rouge, les cabosses jaunes accompagnent le Mincommerce qui fait son entrée.

Installation puis exécution de l’hymne national, le point de presse peut commencer. Y sont présent, le ministre de l’Agriculture et du Développement Rurale Gabriel Mbairobe, le Gouverneur de la région du centre Naseri Paul Bea, le DG de l’Office National du Café-Cacao Michael Ndoping, le Président du Conseil Interprofessionnel du Café-Cacao Ngwe Frederic, et le Président Exécutif de l’ICCO Michel Arrion.

Tour à tour, ces personnalités de la filière cacao, se sont exprimées sur l’évolution et manquements observés lors de la campagne précédente. « Au titre de l’année 2019-2020, le cacao made in cameroon a fait preuve de résilience. C’est d’ailleurs cette évolution qui a permis le maintien des coûts dans une variation située entre 800 et 1300fcfa. Avec une moyenne de 1000f le kilogramme. Ce qui n’est déjà pas mal contrairement à d’autres pays africains » conflit le ministre Mbarga Atangana.

En effet, les prix de rémunération lors de la campagne écoulée étaient d’ordre de 825f le kilogramme, dans les pays ouest africain notamment la Côte d’Ivoire ou encore le Ghana.

Classé quatrième producteur de cacao

Le Cameroun occupe ainsi désormais la quatrième place mondiale en terme de production. Mais rien est encore gagné car il y a longtemps, le cacao se vendait bien mieux que ça.

Aujourd’hui, le cacao se commercialise à la bourse à hauteur de 2300 dollars c’est à dire 1300fcfa. Ce prix est le 1/4 du niveau des prix des années 80 où le cacao se vendait à 10000 dollars. Une chute qui a entraîné 75% de la valeur du cacao. Selon les experts, ceci est dû à plusieurs facteurs notamment, la non application des bonnes pratiques agricoles notamment le degré de fermentation.

La production cacaoyère reste encore caractérisée par une presque mauvaise qualité des fèves. Celle-ci est causée par une quasi-absence de traitement post récolte dont font montre certains producteurs. Un défaut que les ministres du Commerce et de l’agriculture entendent corriger tant au niveau des techniques de fermentations qu’à celles du séchage.

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