ECONOMIE

Camair-co : Le management vole bas

le triste spectacle que se livre le directeur général et son adjoint ne rassure pas ceux qui auraient pu mettre de leur argent dans cette entreprise.

le management de la Cameroon airlines corporation vole bas. Très bas. Et ce, depuis deux semaines. Les courriers pourtant internes et surtout entre le directeur général et son adjoint se retrouve sur la toile, à la seconde près. Pourtant il n’y a pas longtemps Paul Biya ouvrait le capital de cette entreprise au secteur privé. En l’espace de trois semaines, Louis Georges Njipendi Kuotu, directeur général (DG) et Max Constant Mve Minsi, directeur général adjoint (DGA), se livrent une bataille communicationnelle, pour le moins, rocambolesque.

Le premier reproche, c’est celui du DG à son DGA. « Par message téléphonique en date du 27 août 2020, lui écrit-il le 4 août 2020, vous m’avez tenu informé de la signature par vos soins, de bons de commande N°4119228 et 4119233 établis en faveur de l’entreprise avic international, relatif à l’acquisition des pièces de rechange pour la remise en service des aéronefs de type MA 60 de la Camair-Co », débute le DG. « Pourtant, compte tenu de l’évolution de ce dossier, notamment l’absence de visibilité sur l’opérationnalité à très brève échéance desdits aéronefs, des instructions fermes vous avaient été données pour la mise en suspens des bons de commande concernés, en attendant d’obtenir plus d’éclaircissements de la part d’Avic sur la situation réelle de ces avions », fustige le DG, qui reproche ainsi son second d’avoir engagé lé compagnie aérienne nationale du Cameroun dans un trou noir sans l’aval de sa hiérarchie, qui était pourtant à Douala. Le DG attendait donc des explications sur de tels agissements.

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Cet épisode intrique sans doute le secteur privé. Qui découvre par là qu’au sein de Camair Co, c’est chaque dirigeant qui peut décider seul dans son coin. Et que même des préoccupations importantes de la maison peuvent se gérer de manière solitaire. Les patrons locaux et ailleurs dans le monde qui ont appris que le capital de cette entreprise leur était ouvert ont déjà leur idée

Car avant l’épisode sur les bons de commande, le DG adressait déjà une autre lettre à son adjoint. Louis Geoges Njipendi Kuotu condamnait les demandes de son adjoint relatives à son service, à ses moyens de déplacement, notamment un véhicule et une longue liste de griefs que le DG voulait voir mis au clair. « …tous les griefs (…) relatés seraient la conséquence de la détérioration de la collaboration et de la communication désormais avérée que je déplore dans ma note N°05/DGA-2020 du 25 août 2020 (…) pour l’instant et à regret, votre demande de me ressaisir démontre à suffisance votre grande incompréhension de ma respectueuse démarche, à savoir ma sollicitation du rétablissement de la sérénité, de la communication et de la collaboration entre nous et s’il faille me répéter, pour le seul bien de la Camair-Co », a rédigé Max Constant Mve Minsi. D’un côté la haute hiérarchie des Transports observe. Et les patrons du privé du monde observent.

Emile e. nkoa

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