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[ANALYSE] « Je veux te louer »: Indira Baboke proche des mondanités que du Gospel

« Je veux te louer » dévoilé le 19 Septembre 2020, est le premier extrait de l’album « Souffle nouveau » qui sera disponible en Octobre. L’artiste qui par ailleurs, a dû prendre des cours de chant pendant 180 jours en 2018, montre au fil de ses chansons, une certaine évolution. Toutefois, le changement au niveau artistique dénote une certaine légèreté que nous vous proposons via un décryptage en 4 points.

1-Manque de créativité au niveau de la mise en scène

Dans ce nouvel extrait, les plans de scène sont les mêmes que sur son précédent titre « Le gout de ça » qui s’est pourtant imposé comme un smash hit. La résidence familiale fait malheureusement partie du choix unilatéral soit de l’artiste, soit de la réalisation. Lorsqu’on regarde le travail effectué par Dave Luck pour cet opus « je veux te louer », on reste dans la même cadence, qui porte une interrogation : n’y ‘a-t-il pas eu d’autres propositions?

De plus, il a manqué une histoire à raconter, qui aurait mieux mis en avant la philosophie de ce titre gospel. Dans la chrétienneté, on loue le Seigneur pour ce qu’il fait dans nos vies. Alors quoi de mieux de l’illustrer convenablement, afin d’édifier le mélomane. Et pourquoi pas d’éventuels plans au sein d’une cathédrale, d’un séminaire, d’une église, d’un espace de retraite spirituelle avant d’y mettre des additifs en marge d’une histoire bien contée.

2-Indira y apporte une touche pop

Lorsqu’on écoute ce titre, l’on ressent pour les habitués la touche de Salatiel Sala’a d’Alpha Better Records. Il est énergique, dansant, pas du tout statique. L’équipe artistique veut se positionner dans le temps. Explorer d’autres registres dont l’exercice est devenu banal pour la plupart des artistes à voix au Cameroun depuis 2010. Il est possible que le choix de ce canon ait été fait dans une volonté Marketing pour Indira, et la situer dans une case très highlife, à l’exemple de ce que propose les artistes gospel nigérians ou ghanéens.

3-Choré aux antipodes

La Chorégraphie, est de surcroit mieux parlante. Entre les 20 danseurs, tous situés dans la même limite d’âge, les mouvements coordonnés donnent un air vivant et à la fois songeur. Qu’a voulu proposer Indira à son public? La polyvalence chez l’artiste n’est pas encore la chose la mieux partagée. Le clip est centré sur elle-même, en marge des dernières minutes avec des vues en plongée de la cité capitale Yaoundé, entre escarpins, et arrière fond panaché pour une robe couleur orangé.

4-Le texte n’est pas puissant et a été négligé

De nombreux artistes commettent cette faute consciemment ou inconsciemment. Celui d’opter pour des textes légers. Que viens faire une « aile de pigeon de côté », dans une production pareille? A mon sens, le fait de convoler des paroles qui ne ont vas pas forcément rester dans le conscient musical du public fait défaut. Indira démarre par le pidgin, y ajoute une bribe d’ewondo avant de terminer en français entre la fin de ses couplets, et le refrain. On se serait attendu à voir, des textes forts et hauts ou pourquoi pas des références bibliques.

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