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TZY PANCHAK se place en binôme de STANLEY ENOW!

Depuis le début de sa carrière, l’artiste et manager de Blu Nation n’a de cesse de multiplier des sorties aussi éclectiques que surprenantes qui dessinent le soft and dirty US. « Energy » dévoilé le 17 Aout 2020 en collaboration avec le rappeur KO-C, met en avant un visage quasi similaire au « King Kong ». Note d’écoute à suivre.

Pour cette production, seulement quelques mois après son titre « Apart », TZY additionne des paliers du déjà-vu. Entre une mise en scène en jet privé qui se rapproche de « My Way » dans lequel il a collaboré avec Locko, le style musical est très proche de Stanley Enow en tout point de vue. Couleur afropop, la mélodie n’est pas très éloignée d’ « Adore You » du protégé de Motherland Empire en duo avec la star nigériane Mr Eazi.

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En matière de composition, il allie parfaitement les langues françaises et anglaises pour mettre du peeps urbain très prisé depuis les années 2010 au sein du hip-pop camerounais. « Energy » est un hymne pour les battants, un titre qui encourage et donne de la force lorsque passe les tempêtes ou le commérage. D’un style décontracté, il est à la fois prêt vestimentairement parlant à la façon Future, un rappeur américain de la côte Ouest et P-Square, l’un des crew mythiques nigérians. Si son empreinte vocale est assez particulière et lui donne la possibilité de pouvoir nager entre différents univers, il reste cependant l’une de ses rares qualités ; Sa polyvalence d’ailleurs remarquées dans plusieurs featuring notamment avec l’ancienne protégée Du label REGN, la chanteuse NABILA, dans « Tromper ».

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Tzy fait-il un tour de piste ?

Pourquoi? Sans doute parce que les styles rappé-chanté des deux camerounais sont trop voisins pour s’emboîter en bonne intelligence. Même s’ils ont déjà collaboré par le passé, l’alchimie n’existe pas vraiment entre les deux figures du rap game. Un peu de paresse à signaler sans doute des deux côtés, également. Pour résumer, c’est un Watch The Throne décousu.

Dans cette symphonie intimiste, les mélopées mélancoliques au piano et l’arrangement divaguent au-dessus de l’abîme, rêveries légères sans cesse rappelées à leur pesanteur par le souffle des basses profondes de la trap music. La voix du MC-crooner KOC se gondole au gré des guitares en fond sonore, et de son spleen maquillé en fanfaronnades hédonistes. Nasale, elle se mêle aux substances illicites comme elle se mêle à l’autotune, en s’oubliant de manière émouvante, car totalement organique. Il y a de la rouille dans les circuits meurtris de ce flow partiellement robotisé et non aromatisé. Un dessin quelque peu vu ailleurs dont l’attente du nouvel album reste en tête d’affiche au 237.

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