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Afrique du Sud: Cyril Ramaphosa face aux soupçons de corruption

En Afrique du Sud, le président Cyril Ramaphosa a fait face à un feu roulant de questions ce jeudi au Parlement. Il répondait à des allégations de corruption contre des hauts fonctionnaires et des membres de l’ANC, le parti au pouvoir.

Des soupçons de pots de vin entourent les efforts visant à stopper la propagation du coronavirus.

« J’ai autorisé l’unité spéciale d’investigation à enquêter sur toute allégation relative à l’utilisation abusive des fonds COVID-19 dans toutes les sphères de l’État« , a-t-il déclaré. Le président sud- africain a également promis de remanier le système d’allocation des marchés publics.

Les réclamations de pots de vin liées au plan d’aide sociale de 26 milliards de dollars pour la pandémie, qui comprenait l’achat de grandes quantités d’équipement de protection individuelle, ont secoué le pays. La propre porte-parole de M. Ramaphosa, Khusela Diko, a été mise en congé en raison de ces allégations, tout comme le ministre de la santé de la province de Gauteng, Bandile Masuku,

Contrats et offres d’achat

Le chef de l’opposition officielle, le parti libéral Alliance démocratique, a critiqué Cyril Ramaphosa pour avoir permis à l’ancien maire de la municipalité d’eThekwini, Zandile Gumede, d’être nommé législateur provincial malgré les accusations de corruption. Le président a déclaré que les affaires de l’ancien maire et de sa porte-parole font l’objet d’une enquête par les entités concernées, qui le conseilleront sur les mesures à prendre.

Cette semaine, le gouvernement sud-africain a commencé à publier des contrats et des offres d’achat liés à la pandémie, ce que M. Ramaphosa a qualifié de « sans précédent dans l’histoire de notre pays, permettant au public de trouver des informations détaillées sur la manière dont les fonds publics sont dépensés« .

Après avoir obtenu la présidence sur la base d’un ticket anti-corruption après que son prédécesseur Jacob Zuma ait été contraint de démissionner à la suite de multiples scandales en 2018, M. Ramaphosa a été mis sous pression pour montrer que son gouvernement adopte une position ferme face à ce fléau.

L’Afrique du Sud est le cinquième pays au monde en nombre contaminations au COVID19, avec plus de 600 000 cas confirmés. L’économie du pays est également très affecté, avec un taux de chômage de plus de 30 %.

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