CULTURELIFE STYLE
A la Une

Coco Argentée refuse la fatalité liée à l’infertilité dans « Martha »

L’artiste vient de commettre son premier maxi-single de l’année ce 17 mai 2020. Elle nous plonge au cœur d’une belle histoire d’amour, dans une sauce afro dont elle détient le secret couplée à un clin d’œil au « Mbolè ».

En Mi-journée, 12h, Coco est de retour après son tube « Mbanga » extrait de l’album « Ouragan ». Ici, c’est une femme toujours aussi raffinée en robe rouge, parures et attraits décoratifs qui est présente. La chanson fait allusion à la rencontre quelque peu maladroite entre un homme et une femme. Un conte qui finit par porter ses fruits, puisque plus tard ils se mettront ensemble. Entre femme pieuse, dévouée, mari attentionné et aimant, il manque une clé au bonheur ultime : un enfant. Martha est infertile, ne peut donc concevoir. Partagée entre la douleur de ne pas pouvoir être mère, et la protection de son foyer par rapport au monde extérieur, elle se réfugie dans la prière.

L’Espoir en partage

La vie ne lui fera pas de cadeau, malgré les coups durs, le sauvetage de l’enfant d’une autre lui vaudra meme des injures et réprimandes de la part de la mère. Elle ne perd pas espoir. Coco Argentée tout comme l’ivoirienne Josey dans « Espoir » demeurent toutes deux positives, et transmettent le message de la persévérance.

Le choix du titre n’est pas fait au hasard, « Martha » comme dirait-on littéralement « Marthe », fait référence à une histoire biblique. Selon le Nouveau Testament (Jean 11 / 1-2), Marthe de Béthanie est une femme disciple de Jésus-Christ, sœur de Lazare et de Marie de Béthanie, qui assiste à la résurrection de son frère Lazare. Marthe est aussi mentionnée avec sa sœur Marie en Luc 10, 38-42 où elle offre l’hospitalité à Jésus. Des valeurs cardinales qui se retrouvent dans le personnage central.

Un baiser à l’africanité

L’on observe des danseurs habillés en tenue traditionnelle Fang Ekang, qui s’essaient à la célèbre chorégraphie de l’artiste nigérian Olamidé dans « Science Student » sorti en 2018, et qui cumule à ce jour à 12,5 millions de vues. Des danses traditionnelles, les artistes de variété du continent ne conservent aujourd’hui que la dimension lascive ou érotique. Mais les musiques urbaines sont aussi nées de la volonté de faire autrement.

Feu Papa Wemba par exemple a influencé la rumba en y introduisant des danses comme le mukonyonyo, inspiré du folklore tetela. Chez les Bakongo en RDC, de nombreuses danses venant des groupes kintueni ont été reprises par des groupes de variété moderne. Au Cameroun, le bikutsi a donc son mot à dire au regard des tendances très conservatrices et osées entre 1990 et 2010. Folklore du peuple Luba du Kasaï-Oriental, le mutuashi a été particulièrement exploité. Considérée comme la reine du mutuashi, la chanteuse Tshala Muana lui a emprunté directement toute sa musique et sa danse, contribuant ainsi à lui redonner ses lettres de noblesse. Coco Argentée de sa voix tremblante, doux vibrato, en texte assez simple & travaillé, d’une chorégraphie mixte pas assez en profondeur, c’est un 16/20 que je lui accorde ce dimanche.

Tags
Afficher plus

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page
Fermer

Adblock détecté

Un ADLOCK de publicité à été détecté sur votre navigateur veuillez le désactiver pour pouvoir mieux bénéficier et soutenir notre projet merci d'avance